Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
6 juin, parIEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
14 milliards de dollars par an pour lutter contre la pauvreté
15 juillet 2023, par

Les récentes crises, du Covid-19 à l’inflation, ont entraîné 165 millions de personnes dans la pauvreté depuis 2020, selon l’ONU, qui appelle à une « pause » des remboursements des dettes des pays en développement afin d’inverser la tendance.
L’impact cumulé de ces chocs a fait tomber 75 millions de personnes dans l’extrême pauvreté (moins de 2,15 dollars par jour) entre 2020 et fin 2023. De plus, 90 millions de personne en plus sont sous la ligne de pauvreté de 3,65 dollars par jour, selon les projections du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).
« Les pays qui ont pu investir dans des mesures de protection ces trois dernières années ont empêché un certain nombre de personnes de tomber dans la pauvreté », a indiqué le patron du PNUD, Achim Steiner.
Mais « dans les pays très endettés, il y a une corrélation entre haut niveau de dette, dépenses sociales insuffisantes et une hausse alarmante des taux de pauvreté », a-t-il insisté dans un communiqué.
Le PNUD a demandé une « pause » dans les remboursements des dettes dans ces pays qui sont obligés de choisir entre s’acquitter de leur dette et aider leur population.
Selon un autre rapport de l’ONU publié le 12 juillet, quelque 3,3 milliards de personnes, soit près de la moitié de l’humanité, vivent dans des pays qui dépensent plus en paiement des intérêts de la dette que pour l’éducation ou la santé.
De plus, les pays en développement, malgré un niveau de dette plus faible, paient davantage d’intérêts, en raison notamment de taux plus élevés. Dans ces conditions, le PNUD appelle à une « pause » pour rediriger le remboursement des dettes vers le financement de mesures sociales destinées à contrer les effets des chocs économiques, estimant que la « solution n’est pas hors de portée pour le système multilatéral ».
Ainsi, selon les calculs du rapport, pour sortir ces 165 millions de nouveaux pauvres de la pauvreté, cela coûterait par an environ 14 milliards de dollars, soit environ 0,009% du PIB mondial en 2022 et moins de 4% du service de la dette des pays en développement.
A cela s’ajoute les pertes de revenus des personnes déjà sous le seuil de pauvreté avant les récents chocs, le coût d’atténuation atteindrait 107 milliards (0,065% du PIB, environ un quart du service de la dette).
« Il y a un coût humain de l’inaction concernant la restructuration de la dette souveraine des pays en développement », a insisté Achim Steiner. « Nous avons besoin de nouveaux mécanismes pour anticiper et absorber les chocs et pour que l’architecture financière fonctionne pour les plus vulnérables ».
Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, qui réclame sans cesse une réforme des institutions financières internationales, a dénoncé à nouveau cette semaine un système « obsolète, qui reflète les dynamiques coloniales de l’époque où il a été créé ».
IEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
Mézami pou sak la viv lontan dann nout péi La Rényon-dizon pou sak la konète la loi disnèf mars 1946 kan l’arivé, zot téi panss sirman la fain (…)
Plusieurs millions de personnes supplémentaires en insécurité alimentaire
Vote unanime d’une loi à l’Assemblée nationale à Paris
IEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient » Économie réunionnaise : le calme avant la tempête Kansa (…)
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture