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États-Unis
Un passeport ne suffit plus
6 janvier 2004

Depuis hier, les visiteurs étrangers arrivant aux États-Unis sont pris en photo et subiront un relevé d’empreintes digitales. Seuls 27 pays, dont ceux de l’Union européenne, échappent à cette règle.
Au nom de la guerre contre le terrorisme lancée au lendemain des attentats de 2001, les États-Unis ont décidé de renforcer de façon draconienne les conditions d’entrée sur leur territoire. Depuis hier, présenter son passeport ne suffira plus. Les visiteurs étrangers devront également décocher un joli sourire à l’objectif et laisser un petit autographe signé du bout du doigt. Ce resserrement des contrôles aux frontières intervient alors que les autorités américaines viennent de relever leur niveau d’alerte à "orange" (risque très élevé).
Le nouveau système US VISIT, acronyme pour United States Visitor Information and Immigrant Status Indication Technology, est mis en place dans les 115 aéroports internationaux des États-Unis. Il est censé permettre de contrôler de façon quasi-infaillible des informations concernant un touriste, un résident ou un immigrant, établies au niveau des consulats américains, lors du passage de l’intéressé à la frontière.
Tous les visiteurs ne sont pas concernés par ces nouvelles mesures. Les ressortissants de 27 pays, dont la France et les autres pays de l’Union européenne qui viennent aux États-Unis pour de courtes périodes, en touristes ou pour affaires, ne seront pas fichés. Les visiteurs de ces pays devront cependant disposer d’un passeport récent à lecture optique.
Les photos et les relevés d’empreintes digitales concerneront tous les ressortissants de pays dont les États-Unis exigent un visa. Quelque 23 millions de personnes pénètrent sur le territoire américain chaque année en provenance d’un de ces pays. Outre leur photographie et leurs empreintes digitales, leurs documents de voyage seront scannés.
Ces caractéristiques seront ensuite comparées électroniquement avec celles consignées dans une banque de données, afin de déceler l’implication éventuelle du visiteur dans des activités terroristes ou criminelles. Le système permettra en outre de savoir si un visiteur a dépassé l’échéance de son permis de séjour. Son domicile aux États-Unis sera noté avec précision.
Au début 2006, ce système sera étendu à toutes les entrées, terrestres ou maritimes, des États-Unis. Les nouveaux visas et passeports délivrés par les États-Unis comprendront des "identifiants biométriques" comme les empreintes digitales. Un budget de 380 millions de dollars a été consacré à la mise en place du système US VISIT.
Des organisations de défense des droits humains ont critiqué la mise en place de ce nouveau système.
« Ce n’est pas avec ça que nous attraperons les méchants. Ce sont plutôt les travailleurs immigrés qui se retrouveront dans les mailles de l’administration », a ainsi estimé Michele Waslin, une porte-parole d’un groupe de défense des Américains d’origine hispanique.
« C’est un outil pour créer une société où chacun est surveillé », a ajouté Barry Steinhardt, un responsable de l’Association pour la défense des libertés civiles (ACLU).
| La volonté d’une occupation militaire durable de l’Irak |
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| Les soldats britanniques resteront sans doute en Irak plusieurs années, même après le transfert du pouvoir aux autorités irakiennes, a déclaré hier le secrétaire au Foreign office Jack Straw.
Sur les ondes de la BBC, il a estimé que nombre de soldats britanniques resteraient sur le terrain bien après ce transfert d’autorité, prévu le 1er juillet. « Je ne peux pas vous donner de période exacte. Mais cela ne sera certainement pas des mois. Je ne peux pas dire si ce sera 2006, 2007 », a-t-il déclaré. Ces commentaires de Jack Straw interviennent au lendemain de la visite surprise en Irak du Premier ministre Tony Blair. Quelque 10.000 soldats britanniques sont déployés dans le Sud du pays, dans la région de Bassorah. |
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