APE : alerte générale sur les emplois à La Réunion, résultat de l’aliénation
9 juin, parRisque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
Pollution à cause du pétrole
26 mai 2014

Près de 30.000 litres de boue huileuse ont été déversés accidentellement dans la mer lors d’une opération de forage par la compagnie pétrolière américaine Anadarko, qui prospecte du gaz et du pétrole dans le bassin de Rovuma, dans la province mozambicaine de Cabo Delgado (sud-est).
Anadarko explique, dans un communiqué cité par l’Agence de presse mozambicaine (AIM) que la boue a coulé à travers la plaque giratoire du bateau de perforation Belford Dolphin, en provoquant le déversement sur le plancher de la plate-forme qui s’en est déchargé, par la suite, sur la mer.
Lors d’un incident survenu le 10 mai dernier, à près de 46 km de l’arrondissement de Mocímboa da Praia, la société pétrolière américaine indique que la réponse immédiate a été la fermeture du puits et l’activation du système de détournement de la plate-forme pour prévenir un plus grand flux de la boue.
Après l’incident, un hélicoptère de la compagnie a survolé la zone de l’incident, couvrant 10 miles nautiques au nord et 10.000 miles nautiques au sud du lieu du forage.
De cette opération, indique le communiqué adressé au ministère mozambicain pour la Coordination de l’action environnementale (MICOA), aucune tache ou vestige de détritus n’a été détectée autour de la plate-forme.
"Actuellement, les opérations de nettoyage ne sont pas nécessaires sur la superficie de la mer, car aucune tache ni scintillation n’est visible sur l’eau. Toutefois, les survols se poursuivront en vue de détecter d’éventuels indices de boue", assure le communiqué.
Anadarko s’est engagée à immobiliser tous les résidus recueillis lors du nettoyage en cours et à informer le gouvernement mozambicain sur les volumes de tous les détritus issus de cet incident.
Parallèlement, la compagnie assure qu’une enquête est en cours pour déterminer les causes de l’incident, dont le rapport sera soumis aux autorités mozambicaines.
Classée comme de basse toxicité, la boue déversée contient 53 % d’huile, 30 % d’eau et 17 % de solides, composés de barite, de chlorure et de calcium, provenant des formations géologiques perforées.
En réaction à l’incident, la directrice nationale de l’Évaluation de l’impact environnemental (DNAIA), Rosa Cesaltina, a déclaré que le gouvernement suivait tous les détails de l’incident et a déjà une équipe qui travaille avec Anadarko pour déterminer les causes et trouver les solutions au problème.
L’information véhiculée est que la boue ne contient pas de substances chimiques nocives à l’environnement.
Risque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
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