Un triple anniversaire de portée mondiale
18 juillet, par4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
Blocus du détroit d’Ormuz par les États-Unis
15 avril, par

Le blocus du détroit d’Ormuz par les États-Unis marque une escalade majeure face à l’Iran. Décidé par Donald Trump, il menace l’économie mondiale et le fragile cessez-le-feu au Moyen-Orient. Jugée difficile à maintenir, cette mesure pourrait surtout aggraver les tensions régionales et faire exploser les prix de l’énergie.
En décidant de bloquer le détroit d’Ormuz, artère vitale du commerce mondial de l’énergie, les États-Unis franchissent un seuil dangereux. Cette décision unilatérale, prise après l’échec des négociations avec l’Iran, s’inscrit dans une logique de domination qui fait peu de cas du droit international et des conséquences humaines.
Sous l’impulsion de Donald Trump, Washington a annoncé vouloir contrôler, voire empêcher, le trafic maritime à destination et en provenance des ports iraniens. Une démonstration de force qui, derrière son vernis stratégique, apparaît surtout comme une fuite en avant. Car le détroit d’Ormuz n’est pas une simple route maritime : c’est un point de passage incontournable pour une grande partie du pétrole et du gaz consommés dans le monde.
Les experts eux-mêmes le reconnaissent : un blocus total est illusoire. La complexité des routes maritimes, l’imbrication des intérêts internationaux et la capacité de riposte de l’Iran rendent cette entreprise difficilement tenable sur la durée. Téhéran, sans même affronter directement la flotte américaine, dispose de moyens — vedettes rapides, mines navales, missiles côtiers — capables de transformer ce bras de fer en conflit d’usure.
Mais au-delà de la faisabilité militaire, c’est l’impact global qui inquiète. Cette décision fait peser une menace immédiate sur l’économie mondiale. Les prix du pétrole, déjà en forte hausse depuis le début des tensions, pourraient atteindre des sommets, frappant de plein fouet les populations.
Ce blocus met également en péril le fragile cessez-le-feu conclu récemment entre les États-Unis, Israël et l’Iran. En ravivant les tensions, Washington prend le risque d’embraser à nouveau toute la région. Les déclarations de responsables iraniens, notamment au sein des Gardiens de la révolution, laissent entrevoir une riposte aux conséquences imprévisibles.
Derrière cette crise, une réalité s’impose : la volonté des États-Unis de maintenir leur hégémonie, y compris au prix de la déstabilisation mondiale.
Dans ce contexte explosif, une issue diplomatique apparaît plus urgente que jamais. Mais elle suppose une rupture avec les logiques de confrontation et de domination. Sans cela, le monde pourrait bien basculer dans une crise aux conséquences durables, où une simple voie maritime devient le symbole d’un affrontement global.
M.M.
4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
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