Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
• Plusieurs millions de personnes quotidiennement touchées
3 avril 2003

Près de deux habitants de l’Île de France sur trois respirent un air trop pollué. C’est la conclusion d’une étude inédite réalisée par Airparif.
Selon une enquête menée par Airparif dans 120 villes d’Île-de-France, plus de 60% des Franciliens respirent de manière chronique un air de qualité « non satisfaisante ». Près de 4 millions de Franciliens résidant dans Paris et les proches banlieues Sud, Nord-Ouest et Est respirent toute l’année des niveaux de dioxyde d’azote supérieurs à l’objectif de qualité français. Cet objectif, qui reprend les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), concerne la pollution enregistrée toute l’année. Si l’on prend en compte les dépassements occasionnels, ce sont 650.000 personnes supplémentaires qui sont concernées et notamment au Nord de l’Essonne au croisement de l’A6 et de l’A10.
Pour le benzène, les émissions sont en baisse mais restent supérieures aux normes de qualité dans Paris et dans la banlieue proche du Nord et du Nord-Est. 740.000 Franciliens sont exposés, selon Airparif, à un niveau de pollution en benzène qui en moyenne dans l’année, dépasse la norme française. Le benzène est cancérigène. Le dioxyde d’azote peut provoquer des inflammations des bronches chez les asthmatiques et les insuffisants respiratoires.
Populations fragiles
Au premier rang des responsables de ces émissions : le trafic routier. Elles sont 30% à 40% plus élevées en hiver du fait des chauffages et des émissions de benzène lors du démarrage à froid des véhicules catalysés. Et plus la rue est étroite, encaissée avec des immeubles élevés, plus la pollution est intense. « Cela ne veut pas dire que les gens vont s’écrouler sur le trottoir, mais des portions de populations plus fragiles, comme les enfants et les personnes âgées ou ayant des difficultés respiratoires seront gênées », explique Agnès Lefranc, de l’Observatoire régional de la santé en Île-de-France. Toutes les études disponibles (Erpurs, Institut de veille sanitaire) relèvent une hausse des décès et des hospitalisations, notamment des enfants pour asthme, lorsque la pollution augmente.
C’est la première fois qu’Airparif mesure la pollution à cette échelle : 250 capteurs ont été placés dans 120 communes, à raison de 1 tous les 2 kilomètres. Airparif a aussi mesuré de façon fine l’air tous les 50 mètres en s’éloignant d’axes majeurs de Paris comme la rue Saint-Antoine, dans le Marais, et la rue de Rivoli.
Nos peines
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