À Saint-Denis, la solidarité face à une misère qui s’aggrave 80 ans après la fin du statut colonial
3 août, parDistribution de repas et de vêtements à des pauvres de Saint-Denis
13 avril 2010

C’est au Mali (Etat d’Afrique situé au Sud de l’Algérie et dont la capitale est Bamako) que Sœur Anne-Marie Salomon a élu domicile. Elle s’est installée dans le désert touareg, dans un hôpital de fortune. Cette Française atypique vit dans cette contrée depuis vingt-deux ans. Elle est religieuse et médecin. Son credo et simple : « Préserver la dignité des Maliens en les aidant à se développer, via notamment la santé et l’éducation ».
« Ils sont bien ici mes malades », s’exclame la Sœur. A un Occidental nanti, habitué à une médecine de haute technicité, les moyens peuvent sembler dérisoires, et les méthodes déroutantes. Mais bien vite, on comprend qu’il faut laisser ses codes au vestiaire et que, dans cette zone déshéritée du Gourma (entre Sahara et Sahel) tenaillée par la faim et où l’espérance de vie se limite à 45 ans, Kaïgourou est une sorte de miracle. Un îlot d’humanité et de dignité dans un océan de dénuement. Avec, à sa tête, une femme hors du commun : Anne-Marie Salomon, 75 ans et une vitalité à faire pâlir nombre de trentenaires. Sur le pont de 6 heures du matin à… (impossible de fixer une limite), un accouchement (300 par an) peut la tenir debout une bonne partie de la nuit. Il faut la voir au volant de son pick-up bringuebalant sillonner les rues de Gossi, escortée par des ribambelles d’enfants scandant : « Anne-Marie Biscuit, Anne-Marie Biscuit » (surnom hérité du temps où elle distribuait de la nourriture aux réfugiés affamés). Elle houspille, elle rigole, elle commande, elle épuise même parfois. Mais on lui pardonne, car, comme le confie Zado, « rien de ce qu’elle fait n’est pour elle ». Impossible de ne pas se laisser aller à la comparaison avec une autre dame de cœur, Sœur Emmanuelle : même faconde, même facétie, même volonté (pensez qu’elle a entamé ses études de Médecine à 45 ans !) et même énergie phénoménale… Quand on l’interroge sur la source à laquelle elle puise autant de force, cette femme de foi répond invariablement : « Dieu ! ». Consentant du bout des lèvres à étayer son propos : « Dieu a besoin d’interprètes pour transmettre son message d’amour. Il a besoin de bras, de jambes… de têtes aussi. Je suis une de ses interprètes ».
Marc Kichenapanaïdou
PS : Pour contacter l’association d’Anne-Marie Salomon : Teranga-Africa Odsams Millau-Mali, Philippe Le Révérend, Salvanhac, 15800 Vic-sur-Cère. www.Teranga-Africa.fr ; [email protected]
(Source : “La vie”)
Distribution de repas et de vêtements à des pauvres de Saint-Denis
In kozman pou la rout
Les taux d’intérêt français dépassent 4 % : moins d’argent de la France pour La Réunion
Parc éolien Ummbila Emoyeni en Afrique du Sud
Produire de l’électricité grâce à la rencontre de l’eau douce et de l’eau de mer
Appel des Amis des marins
Na pwin lontan mi oi dann télé, in lanjin apré boulvèrs in kour lékol. Mi domann amwin pou kossa io fé sa, sirtou kan ou la bétone la kour-la na (…)
Mézami so matin l’ariv amwin d’ékoute in radio épi toudinkou in sobatkoz la pété. Rant sak i di mourong sé in bon nouritir é sak i di sa lé nil (…)
Alliance entre Paris et Tereos pour exploiter au maximum les planteurs en recourant à l’argent public pour acheter la paix sociale ?
Impact de conflits lointains dans un pays insulaire dépendant de lointaines importations
Derrière les fuites dans les réseaux, des choix politiques
Combattre les causes du chômage de masse