Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
6 juin, parIEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
Réponse aux propos d’Emmanuel Macron sur une supposée « ingratitude » de dirigeants africains
8 janvier 2025, par

Les propos d’Emmanuel Macron sur l’« ingratitude » des dirigeants africains face à l’intervention militaire française lancée en 2013 ont suscité de vives réactions au Sénégal et au Tchad. Ousmane Sonko, Premier ministre du Sénégal, dénonce une ingérence déstabilisante, notamment en Libye, tandis qu’Abderaman Koulamallah, ministre tchadien des Affaires étrangères, fustige une attitude méprisante envers l’Afrique. Ces tensions accompagnent le retrait de l’armée française de plusieurs pays africains. Les dernières bases militaires permanente de Paris dans des États africains indépendants se limiteront à celles du Gabon et de Djibouti.
Les récentes déclarations du président français Emmanuel Macron, accusant certains dirigeants africains d’« ingratitude » envers la France pour son intervention militaire au Sahel, ont suscité de vives réactions au Sénégal et au Tchad. Selon le chef d’État français, sans l’intervention de l’armée française en 2013, des pays auraient perdu leur souveraineté. Il a tenu ces propos le 6 janvier 2025, lors de la conférence des ambassadeurs.
Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a fermement contesté les propos d’Emmanuel Macron. Il a souligné que la France n’a pas la légitimité pour garantir la sécurité ou la souveraineté des pays africains. Au contraire, il a accusé Paris d’avoir contribué à la déstabilisation de certains États africains, citant l’exemple de la Libye, dont l’intervention en 2011 a eu des répercussions désastreuses sur la stabilité régionale, notamment au Sahel.
Rappelons que la destruction de l’État libyen a été causé par une guerre voulue par les dirigeants français en 2011. Elle eut pour conséquence le développement de groupes terroristes. L’intervention de la France pour les contrer était donc un juste retour des choses.
Le ministre tchadien des Affaires étrangères, Abderaman Koulamallah, a également exprimé son indignation face aux déclarations du président français. Il a dénoncé une « attitude méprisante » à l’égard de l’Afrique et des Africains, affirmant que les dirigeants français doivent apprendre à respecter le peuple africain. Abderaman Koulamallah a rappelé que l’Afrique, y compris le Tchad, a joué un rôle déterminant dans la libération de la France lors des deux guerres mondiales, un fait que la France n’a jamais véritablement reconnu.
Les médias sénégalais et tchadiens ont évoqué ces échanges. Au Sénégal, des articles ont critiqué les propos du président français, les qualifiant de condescendants et rappelant les sacrifices des soldats africains pour la France. Au Tchad, la presse a relayé les déclarations du gouvernement, soulignant la nécessité pour la France de respecter la souveraineté des nations africaines et de reconnaître leur contribution historique.
Ces réactions illustrent une tension croissante entre la France et certains de ses partenaires africains, mettant en lumière des divergences profondes sur la perception de l’histoire commune et la nature des relations actuelles. Le retrait de l’armée française de plusieurs bases en Afrique illustre ce fait. Le Gabon et Djibouti sont les deux derniers États souverains africains qui acceptent encore la présence permanente de soldats français sur leur territoire.
Voici une chronologie de ce retrait des militaires français à la demande d’États africains.
Mali : En 2022, le gouvernement malien a mis fin à la coopération militaire avec la France, entraînant le retrait des troupes françaises du pays.
Burkina Faso : En janvier 2023, les autorités burkinabè ont demandé le départ des forces françaises.
Niger : En décembre 2023, la France a achevé le retrait de ses troupes du Niger, suite à une demande des autorités locales.
Sénégal : Le président Bassirou Diomaye Faye a annoncé la fin de toutes les présences militaires étrangères dès 2025, incluant les forces françaises stationnées dans le pays.
Côte d’Ivoire : La base militaire française de Port-Bouët à Abidjan sera rétrocédée à l’armée ivoirienne en janvier 2025, marquant la fin de la présence militaire française permanente dans le pays.
Tchad : En décembre 2024, 120 soldats français ont quitté N’Djamena, réduisant ainsi la présence militaire française dans le pays.
M.M.
IEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
Mézami pou sak la viv lontan dann nout péi La Rényon-dizon pou sak la konète la loi disnèf mars 1946 kan l’arivé, zot téi panss sirman la fain (…)
Plusieurs millions de personnes supplémentaires en insécurité alimentaire
Vote unanime d’une loi à l’Assemblée nationale à Paris
IEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient » Économie réunionnaise : le calme avant la tempête Kansa (…)
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture