Un triple anniversaire de portée mondiale
18 juillet, par4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
Menace d’invasion
8 janvier, par

La volonté de Washington de s’emparer du Groenland révèle une logique impérialiste comparable à celle menée au Venezuela : derrière le discours sécuritaire, il s’agit de contrôler des ressources stratégiques. Portés par une élite milliardaire, des États-Unis surendettés menacent la souveraineté d’un allié de l’Otan, au risque d’un conflit majeur. Cette politique de prédation, rejetée par les peuples, fait peser une grave menace sur la paix mondiale.
Les déclarations de Donald Trump sur une possible invasion du Groenland ne relèvent ni de la provocation gratuite ni de la simple posture diplomatique. Elles révèlent une logique impérialiste profonde, déjà à l’œuvre au Venezuela, où les États-Unis ont multiplié pressions, sanctions et menaces au nom de la « démocratie », tout en visant clairement le contrôle des ressources énergétiques. Aujourd’hui, derrière un discours sécuritaire à peine voilé, Washington regarde vers l’Arctique avec la même avidité.
Le Groenland, territoire autonome rattaché au Danemark, concentre des enjeux géopolitiques majeurs. Sous la glace se trouvent des minerais rares, du lithium, du cobalt, du cuivre et des hydrocarbures indispensables aux industries militaires, numériques et énergétiques. Comme le pétrole vénézuélien hier, ces richesses sont perçues par l’élite américaine comme des leviers de puissance et de domination dans un monde en crise. Peu importe la souveraineté des peuples : la logique est celle de l’appropriation.
La Maison-Blanche l’a reconnu sans détour : « toutes les options » sont envisagées pour acquérir le Groenland, y compris le recours à la force militaire. Cette déclaration brutale rompt avec les principes fondamentaux du droit international. Elle intervient alors que le Danemark, soutenu par plusieurs dirigeants européens, a rappelé une évidence que Washington semble oublier : un territoire ne se vend pas comme un bien immobilier, et encore moins sous la menace.
Cette fuite en avant s’inscrit dans un contexte de crise profonde des États-Unis. À la tête de l’État le plus endetté du monde, avec une dette colossale se chiffrant en milliers de milliards de dollars dus au reste de la planète, le pouvoir américain tente de masquer ses failles structurelles. Des décennies de politiques favorisant les plus riches, de cadeaux fiscaux aux multinationales et de dépenses militaires démesurées ont creusé un gouffre financier. Aujourd’hui, un gouvernement d’extrême droite, porté par une classe de milliardaires largement exemptée d’impôts, cherche à piller des ressources étrangères pour maintenir son train de vie et préserver ses privilèges.
Les USA menacent d’une guerre contre l’OTAN
Face à cette logique prédatrice, les populations concernées ne sont pas dupes. Au Groenland, le rejet est massif : près de 85 % des habitants refusent toute intégration aux États-Unis. Élus locaux, syndicats et citoyens dénoncent une nouvelle forme de néo-colonialisme, où leur avenir serait décidé à Washington, loin de leurs réalités sociales, culturelles et environnementales. « Nous ne voulons pas être Américains », répètent-ils, revendiquant le droit fondamental à l’autodétermination.
Cette crise met également à nu les contradictions de l’OTAN Comment prétendre défendre la « sécurité collective » tout en menaçant un territoire appartenant à un État membre ? La Première ministre danoise a averti qu’une attaque américaine signerait la fin de l’Alliance atlantique. En cas d’invasion du Groenland, le risque d’un conflit majeur deviendrait immédiat : les États-Unis, plus isolés que jamais, se retrouveraient face aux autres pays de l’OTAN, solidaires du Danemark agressé au nom du Traité de l’Atlantique Nord.
Du Venezuela au Groenland, le parallèle n’est plus symbolique. Il révèle une politique étrangère fondée sur la force, le pillage et le mépris des peuples, qui fait peser une menace directe sur la paix mondiale.
Face à cette dérive, une question demeure : jusqu’à quand la communauté internationale tolérera-t-elle qu’au nom des intérêts d’une poignée de milliardaires, le monde soit conduit au bord de la guerre ?
M.M.
4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
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