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Flambée de violence à Gaza
13 mai 2023, par

Après trois jours d’affrontements, l’espoir d’une baisse des tensions reste fragile au Proche-Orient. Le médiateur égyptien s’active pour obtenir un cessez-le-feu.
Israël et des groupes armés à Gaza ont de nouveau échangé des tirs de missiles et de roquettes le 12 mai, malgré des efforts de médiation pour mettre fin à cette flambée de violence qui a fait 32 morts depuis mardi.
L’Égypte, médiateur traditionnel entre israéliens et palestiniens, s’active pour obtenir un cessez-le-feu, au moment où les appels internationaux se multiplient pour mettre fin à cette nouvelle escalade. Il s’agit de la plus grave depuis août 2022 entre des groupes armés à Gaza et Israël.
Les violences ont commencé le 9 mai par des frappes israéliennes visant le Jihad islamique, un groupe palestinien classé « organisation terroriste » par Israël, l’Union européenne et les États-Unis. Mohammed al-Hindi, responsable du département politique du Jihad islamique arrivé jeudi au Caire, a dit espérer que les discussions en vue d’une trêve « s’achèvent aujourd’hui (le 12 mai) ».
« Nous espérons obtenir un accord honorable qui reflète les intérêts de notre peuple et de la résistance », a-t-il déclaré à l’AFP. Plusieurs sources proches des négociations ont indiqué à l’AFP que l’Égypte était parvenue à un début de désescalade sur le terrain.
Mais après une pause relative dans la nuit, des roquettes ont de nouveau été tirées en matinée vers le sol israélien, selon des témoins dans le sud de la bande de Gaza et des sources sécuritaires palestiniennes.
L’armée israélienne a indiqué viser de nouveau des sites appartenant au Jihad islamique, après avoir ciblé dans la nuit plusieurs installations militaires et sites de lancement de roquettes.
Dans les localités israéliennes adjacentes à la bande de Gaza, les sirènes d’alerte à la roquette se sont de nouveau déclenchées le 12 mai matin. Elles ont également retenti dans des colonies israéliennes du sud de la Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967, a constaté un journaliste de l’AFP.
Dans la ville de Gaza, les rues étaient de nouveau vidées de leurs habitants, enfermés chez eux, et la plupart des commerces fermés, le 12 main dans la matinée. Le ministère de la Santé a fait état de 31 morts à Gaza, dont des enfants, et plus de 90 blessés, depuis le 9 mai.
Parmi ces 31 morts figurent cinq commandants militaires du Jihad islamiques visés par Israël, ainsi que des combattants de ce mouvement et du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), un autre groupe armé.
En Israël, une personne a été tuée le 11 mai à Rehovot, au sud de Tel-Aviv, par une roquette ayant frappé un immeuble habité, selon la police. Les services de secours ont fait état de cinq blessés en Israël par des éclats de projectiles depuis les premiers tirs palestiniens mercredi.
D’après l’armée israélienne, 866 roquettes ont été tirées vers Israël, dont 260 ont été interceptées par le système de défense antiaérien. L’armée affirme que 25% des roquettes sont tombées à l’intérieur du territoire gazaoui, faisant quatre morts, dont trois mineurs.
L’Agence France Presse n’a pas été en mesure d’obtenir une réaction du Hamas et du Jihad islamique à ces affirmations. Depuis le début de son opération qualifiée de « préventive », l’armée israélienne a frappé 170 cibles du Jihad islamique, des sites ou des membres du groupe.
Selon une source au sein du mouvement, « une des conditions les plus importantes pour un cessez-le-feu est qu’Israël cesse les assassinats à Gaza et en Cisjordanie » occupée. Le 11 mai, l’Union européenne a appelé à « un cessez-le-feu immédiat » et Washington a exhorté toutes les parties à « faire en sorte d’éviter la mort de civils et que [...] la violence baisse ».
La bande de Gaza est soumise à un blocus israélien depuis la prise de contrôle du mouvement islamiste Hamas en 2007. La ville est territoire exigu miné par la pauvreté et le chômage où vivent 2,3 millions de Palestiniens.
Ce territoire a été le théâtre de plusieurs guerres avec Israël depuis 2008. En août 2022, trois jours d’affrontements entre Israël et le Jihad islamique avaient causé la mort de 49 Palestiniens, dont au moins 19 enfants d’après l’ONU. Plus d’un millier de roquettes avaient été tirées de Gaza vers Israël, faisant trois blessés.
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