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Alliance des États du Sahel : partage d’expériences entre les centres d’alerte précoce du Burkina Faso et du Mali

25 avril

Les centres nationaux d’alerte précoce et de réponse du Mali et du Burkina Faso envisagent une collaboration renforcée afin d’anticiper les menaces sur la sécurité humaine dans l’espace de l’Alliance des États du Sahel.

Le Secrétaire général de la Primature du Burkina Faso, Abdoul Salam Gampene, a procédé le mardi 23 avril 2024 à Ouagadougou à l’ouverture des travaux des 72H de visite et de partage d’expériences entre les centres nationaux d’alerte précoce et de réponse du Mali et du Burkina Faso. La rencontre est placée sous le thème : « Contribution des centres nationaux d’alerte et de réponse dans la prévention et la mitigation des risques de sécurité humaine dans le Sahel ». Les centres nationaux d’alerte précoce et de réponse du Mali et du Burkina Faso envisagent une collaboration renforcée afin d’anticiper les menaces sur la sécurité humaine dans l’espace AES.

Les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) sont en proie depuis plusieurs décennies à des difficultés diverses parmi lesquelles l’insécurité. Cette situation s’est exacerbée avec l’avènement et la recrudescence de la crise terroriste avec pour conséquence la remise en cause de la stabilité des pays de l’AES. Ainsi face à ces défis communs, les centres nationaux d’alerte précoce et de réponse du Mali et du Burkina Faso ont pris l’initiative d’organiser cette rencontre de Ouagadougou.

« Nous avons décidé de nous réunir car nous vivons les mêmes réalités, les mêmes difficultés. Et dans cette optique nous échangerons sur les actions que nous pourrons mener dans une logique d’émancipation pour faire face aux menaces à la sécurité humaine dans l’espace AES », a déclaré Wennelebsida Jean-Alexandre Darga, Secrétaire permanent du Centre national pour la Coordination du Mécanisme d’alerte précoce et de réponse du Burkina Faso.

Le Secrétaire général du centre national d’alerte précoce et de réponse du Mali, colonel Major Oumar Niguizié Coulibaly a également relevé l’importance d’un partage d’expériences avec le Burkina Faso au regard du contexte de crise sécuritaire. « Il est important pour nous d’échanger non seulement sur les bonnes pratiques, mais aussi échanger sur comment jouer pleinement notre rôle en matière de prévention et de lutte contre tout ce qui est menace à la sécurité humaine », a-t-il souligné.

La séance de partage d’expériences entre les centres nationaux d’alerte précoce et de réponse du Mali et du Burkina se déroula sur trois jours au cours desquels les experts des deux pays vont mener des réflexions sur notamment le rôle et la place de ces centres dans l’espace AES, analyser les menaces contre la sécurité humaine, comprendre l’AES à travers l’examen de sa charteetdéfinir une stratégie de renforcement de la collaboration au sein de l’espace AES. La mission des centres nationaux d’alerte précoce et de réponse s’inscrit dans l’objectif premier de la Charte du Liptako Gourma qui est d’assurer la défense collective des pays membres de l’Alliance des États du Sahel.


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