Pour un accord global pour poursuivre le chemin « vers l’émancipation »

FLNKS : appel au calme et à l’apaisement

16 mai

Ce 15 mai, le FLNKS rappelle que les violences en Kanaky Nouvelle-Calédonie « surviennent après l’examen du projet de loi constitutionnelle modifiant le corps électoral citoyen »/ Le FLNKS déplore les violences contre les entreprises et « apporte son soutien aux chefs d’entreprises et salariés impactés ». Il lance un appel au calme et à l’apaisement. Le FLNKS rappelle que tant que le congrès des députés et sénateurs n’est pas réuni, le projet de loi ne peut être adopté. Il appelle à se saisir de ce délai « afin que les revendications de chacun, dont ceux qui manifestent, puissent être entendus et prises en compte », et appelle les partis politiques et l’État à créer les conditions d’un dialogue apaisé « pour l’obtention d’un accord global permettant à la NC de poursuivre son chemin vers l’émancipation ».

« De manière indéniable, le combat du FLNKS pour porter la revendication d’indépendance du peuple premier, partagée avec l’ensemble des Calédoniens, a façonné la Nouvelle-Calédonie et ses habitants depuis plus de 40 années. Ce combat a vécu des heures sombres semées d’embûches et de sacrifices de part et d’autres et le FLNKS pour en sortir, a choisi et continue d’œuvrer pour maintenir l’espoir que cette revendication aboutisse dans la stabilité et la paix. C’est la parole donnée en 1988 et 1998.

Aujourd’hui, bien que la situation économique, politique et sociale soit difficile et complexe, il est hors de question pour le FLNKS de sortir de ces fondements issus de notre passé et qui incontestablement fondent le chemin que nous devons poursuivre ensemble.

Les exactions survenues dans la nuit du 13 mai 2024 et qui se poursuivent depuis, que le FLNKS regrette et tient à dénoncer, surviennent après l’examen du projet de loi constitutionnelle modifiant le corps électoral citoyen, à l’Assemblée nationale. Un projet de loi dont le FLNKS souhaite, comme il l’a indiqué dans ces courriers adressés au président de la République, le retrait afin de préserver les conditions d’obtention d’un accord politique global entre les responsables calédoniens et l’État français.

Le climat social délétère s’inscrit dans cette phase et met en lumière de manière manifeste la volonté d’une partie de la population d’être entendue quant à son avenir et celui de son Pays.
Pour autant, cette situation ne saurait justifier la mise en péri de la paix et de tout ce qui a été mis en œuvre et construit pour permettre au vivre ensemble de s’installer durablement dans ce Pays et de sortir du système de la colonisation.

Le FLNKS, engagé dans le développement économique et social du Pays déplore les actions perpétrées contre les entreprises et apporte son soutien aux chefs d’entreprises et salariés impactés.

Ainsi, le FLNKS lance un appel la jeunesse engagée dans ces manifestations et mobilisations à l’apaisement, et à veiller à la sécurité de nos populations et de nos biens.
De plus, le FLNKS n’a pas pour objectif d’affamer et d’aggraver la situation sociale et économique des familles déjà difficile. Il appelle ainsi à la levée des barrages pour permettre au libre accès de la population aux produits, services et besoins de premières nécessités.
Cet appel est également adressé à l’ensemble des autorités politiques, coutumières de ce pays afin que chacun là où il est, contribue à ramener la sérénité et le calme auprès de nos populations.

Le FLNKS condamne le vote du projet de loi constitutionnel malgré son lobbying auprès des parlementaires français, du soutien des instances internationales, et les récentes demandes effectuées au plus haut niveau de l’État pour la suspension et le retrait de ce projet.
Néanmoins, le FLNKS rappelle que pour être adopté définitivement, ce projet de loi doit être examiné par le congrès de Versailles, or le président de la République propose aujourd’hui de ne pas le convoquer tout de suite afin de donner une chance au dialogue et au consensus.
C’est une opportunité que le FLNKS souhaite saisir afin que les revendications de chacun, dont ceux qui manifestent, puissent être entendus et prises en compte.

Le FLNKS lance un appel à l’ensemble des responsables politiques, à l’État pour réunir les conditions nécessaires à la reprise d’un dialogue apaisé, pour l’obtention d’un accord global permettant à la NC de poursuivre son chemin vers l’émancipation, et à chaque Calédonienne et Calédonien de trouver la place qui est la sienne dans ce Pays. »

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