Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
6 juin, parIEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
Que pense la communauté internationale de cet acharnement ?
11 juillet 2024, par

Deux prisonnières politiques déportées en France ont vu leur situation s’améliorer : elles ont quitté hier la geôle pour être assignées à résidence mais elles sont interdites de sortir de la France pour rentrer dans leur pays, la Kanaky Nouvelle-Calédonie. 5 autres militants déportés restent dans des prisons françaises. C’est ce qu’a décidé le 7 juillet la justice française suite à une audience à Nouméa, capitale de la Kanaky, le 5 juillet.
Frédérique Muliava, chef de cabinet du président du Congrès de Kanaky, et Brenda Wanabo-Ipeze ont été faites prisonnières lors d’une grande opération des forces de répression en Kanaky Nouvelle-Calédonie. Avec 5 autres prisonniers politiques, elles ont été déportées en France, à 17 000 kilomètres de leur pays, sans aucun procès. Cette déportation eut lieu dans la nuit du 22 au 23 juin dernier, en utilisant un avion affrété spécialement par Paris avec l’argent du contribuable.
Hier, elles sont sorties de prison pour être assignés à résidence non pas à leur domicile en Kanaky Nouvelle-Calédonie, mais toujours en France, avec interdiction de quitter ce territoire. Elles restent donc des prisonnières politiques déportées en France, contraintes de porter un bracelet électronique.
Leur liberté est toujours restreinte. Elles n’ont pas le droit d’entrer en contact avec d’autres prisonniers politiques et personnes mises en examen. Il leur est interdit de quitter le département français où elles sont assignées à résidence.
Steve Unë, Dimitri Tein Qenegei, Christian Tein, Guillaume Vama et Yewa Waethane restent incarcérés dans des prisons françaises.
Cette sortie de prison fait suite à une audience où il a été question de la remise en liberté des prisonniers politiques. Aucun ne l’a été puisque la déportation en France continue. Deux prisonnières ont vu leur condition s’améliorer, mais elles ne sont pas libres de leur mouvement.
Durant cette audience, un avocat de Christian Tein a rappelé que « ce sont des gens qui luttent pour leur indépendance. Comment regardera-t-on cette affaire le jour où la Nouvelle-Calédonie sera indépendante ? »
D’après la justice de l’administration française en Kanaky, les prisonniers sont accusés d’être membres d’une association de malfaiteurs. Ils furent traités comme des terroristes à leur arrestation, avec une garde à vue qui pouvait aller jusqu’à 4 jours, comme les affaires terroristes.
Ce chef d’accusation est souvent employé par la justice de pays qui en occupent un autre à l’encontre des Résistants.
Le 25 juin dernier, le PCR avait demandé la libération de tous les prisonniers politiques et le retour en Kanaky de ceux déportés en France. Le combat continue.
M.M.
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