La plus importante composante du FLNKS ne rencontrera pas les missionnaires de Paris, élections européennes compromises à cause de l’incapacité de Paris à assurer la sécurité de la population

Kanaky Nouvelle-Calédonie : « L’Etat Macron poursuit le trouble et le chaos sous les yeux de la communauté internationale » déclare l’Union calédonienne

6 juin

L’Union calédonienne, plus importante composante du front de libération FLNKS, constate l’impunité des milices pro-françaises attaquant les Kanaks, et l’incapacité de Paris devant la communauté internationale d’assurer la sécurité de ses ressortissants en Kanaky. Elle souligne le bilan du passage en force du gouvernement sur le projet de loi visant à rendre les Kanaks minoritaires dans le corps électoral créé par l’Accord de Nouméa : 7 morts, plus de 500 arrestations, des militants incarcérés en France, conditions de détention abominables et armes à feu en libre circulation dans le bastion des anti-indépendantistes soutenus par Paris.
Dans cette situation, l’Union calédonienne ne rencontrera pas les missionnaires de Paris et « alerte sur le fait que les conditions ne sont pas réunies pour que les élections européennes se tiennent normalement. » Tout ceci se fait sous le regard de la communauté internationale.

Réuni en commission exécutive ce mercredi 5 juin, dans les conditions de réunions virtuelles, l’Union Calédonienne dénonce les répressions policières et militaires qui persistent depuis la levée de l’état d’urgence sans aucune retenue.
Le bilan du passage en force de l’Etat est de 7 morts, y compris 2 gendarmes, plus de 500 arrestations, des prisonniers déférés en France dans des conditions déplorables, des conditions de détention au Camp-Est abominables, et des armes à feu en libre circulation dans les quartiers sud.
Le contexte actuel qui est devenu anxiogène pour l’ensemble de la population est dû au fait que l’État traite les événements de ces dernières semaines comme de simples émeutes urbaines et entend corriger cette situation par la violence policière et n’hésite pas à étouffer des affaires de déchaînement de la milice pro-française, où sont impliqué des élus loyalistes, comme dernièrement le tabassage d’un policier Kanak.

Des tournées de terrain sont effectuées par nos responsables, mais La CCAT ne doit par porter seule toute cette violence, dont l’Union Calédonienne a tout mis en œuvre pour éviter. Malgré nos mobilisations pacifiques, l’État Macron et ses clones locaux n’ont pas saisi le message qui reste Le même : « le retrait du projet de loi constitutionnel sur La modification du corps électoral ».

Il a été demandé de desserrer l’étau sur les barrages pour permettre les ravitaillements sur La grande terre, mais l’État Macron doit cesser tout de suite toute cette répression, la violence n’engendre que la violence, et ces dernières semaines, Les ministres de l’Intérieur et des Armées prouvent à la communauté internationale, qu’ils ne sont pas en mesure d’assurer la sécurité des citoyens Français.
Les responsables de l’Union Calédonienne ne souhaitent pas rencontrer la mission de dialogue présente en Kanaky dans ces conditions. En plus d’être sourd, l’État Macron envenime la situation par des pratiques coloniales. L’Union Calédonienne ne changera pas de cap et apporte son total soutien à tous ses élus à tous les niveaux.

Concernant les violences, le garde des sceaux a été saisi et sommes toujours dans l’attente de réponse. Mais à qui profite donc tous ces crimes ? L’Union Calédonienne appelle à resserrer les rangs du peuple Kanak et à l’unification des indépendantistes. Aucunes discussions locales ou avec l’Etat Macron ne se reposeront sur le sacrifice de nos enfants tombés sans aucunes concessions de la part du colonisateur de la NC.
Au vu de tout ce manque de sécurité que l’État Français ne peut pas garantir, et des procédures administratives farfelues proposées par les services de l’État. L’Union Calédonienne alerte sur le fait que les conditions ne sont pas réunies pour que les élections européennes se tiennent normalement. Les maires Union Calédonienne apprécieront les situations locales en toute responsabilité.
C’est pourquoi l’Union Calédonienne exhorte L’État Macron à la raison pour qu’il s’assure que Le calme revienne en stoppant immédiatement l’escalade. La commission exécutive a validé La tenue du prochain comité directeur qui se tiendra le samedi 8 juin. Le lieu exact sera communiqué aux responsables des structures.

Le président de l’Union Calédonienne
Daniel Goa

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