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La profanation de lieux de culte indique une aggravation de la crise
25 juillet 2024

Ce 23 juillet, les deux parlementaires du FLNKS ont appelé à la reprise du dialogue en Kanaky Nouvelle-Calédonie alors que la crise a franchi un degré supplémentaire : des lieux de culte ont été vandalisés.
Ce 23 juillet à Paris, le sénateur Robert Xowie et le député Emmanuel Tjibaou ont rencontré la presse. Les deux parlementaires du FLNKS ont appelé les anti-indépendantistes et l’État à la reprise du dialogue. C’est un préalable à la reconstruction du pays gravement touché depuis deux mois par des affrontements qui ont fait une dizaine de morts et plus de 2 milliards d’euros de dégâts.
Emmanuel Tjibaou a demandé à Paris une prise de position claire sur le retrait définitif du projet de loi constitutionnelle visant à changer les règles des élections en Kanaky Nouvelle-Calédonie. Ce projet de loi ouvrait la voie à la mise en minorité des Kanaks dans le corps électoral destiné à se prononcer sur le retour du pays à l’indépendance. Le vote par l’ancienne majorité de députés de ce texte a mis le feu aux poudres, mettant fin à plus de 30 ans de paix en Kanaky Nouvelle-Calédonie.
« Si on ne répond pas aux problématiques de la crise économique, on risque de se retrouver dans une crise humanitaire, où le politique n’aura plus sa place », a ajouté le député Emmanuel Tjibaou, selon La 1ère.
Le sénateur et le député FLNKS proposent l’envoi dans leur pays d’une mission de parlementaires français.
Cet appel au dialogue intervient alors que la situation continue de s’aggraver. En Kanaky Nouvelle-Calédonie, des lieux de culte commencent à être vandalisés. Des églises chrétiennes ont été visées, ainsi que le Mémorial du Grand chef Ataï. La France par la voix de son Haut commissaire a condamné ces actes. Ils sont largement réprouvés.
L’Union calédonienne rappelle que « Ce monument d’une importance centrale de notre patrimoine a tout son sens aujourd’hui car d’une part, il porte le souvenir du conflit de 1878 le plus meurtrier de notre histoire, d’autre part, il a la même origine que celui d’aujourd’hui, le rejet du colonialisme. Enfin il symbolisait la réconciliation entre les communautés, élément central du projet que porte l’Union calédonienne. Nous devons connaître notre histoire pour ne pas répéter Les erreurs du passé, c’est ce qu’on doit retenir de ce conflit. En profanant ce lieu, c’est cette leçon mais aussi notre histoire commune qui est bafouée ».
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