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4 juin, parNos peines
Législatives en Kanaky Nouvelle-Calédonie
9 juillet 2024

Dès le premier tour des législatives, la majorité des votes des Calédoniens ont été pour des candidats indépendantistes avec un taux de participation de 60 %. Pour le Parti de libération kanak « ces résultats inédits démontrent encore une fois que la question d’indépendance est plus que jamais d’actualité et qu’il n’y a définitivement « aucune place » pour une « troisième voie ». Le PALIKA indique que « que seule l’accession à la pleine souveraineté avec partenariat demeure l’unique projet de stabilité et de Paix pour Kanaky Nouvelle-Calédonie ».
Le second tour des législatives a confirmé la tendance : plus de 70 % de participation, 53 % des suffrages pour les indépendantistes et un député du FLNKS élu, Emmanuel Tjibaou.
A la veille du second tour des législatives en Kanaky Nouvelle-Calédonie, le Parti de libération kanak (PALIKA) soulignait que 60 % des électeurs avaient participé au premier tour, et que 74 197 voix, soit près de 56 % des participants, avaient voté pour un candidat indépendantiste.
« Ces résultats inédits démontrent encore une fois que la question d’indépendance est plus que jamais d’actualité et qu’il n’y a définitivement « aucune place » pour une « troisième voie ». D’autre part, ces premiers résultats mettent en lumière la capacité pour la mouvance indépendantiste de mobiliser sur le corps électoral général « non restreint », ce qui donne la possibilité d’apprécier à sa juste hauteur la discussion sur le corps électoral « citoyen » ». En effet, toute personne de nationalité française vivant en Kanaky Nouvelle-Calédonie pouvait voter. Ce n’est pas le cas lors des élections provinciales et des consultations sur le retour à l’indépendance : une durée minimale de résidence stricte est imposée aux électeurs.
« De ces résultats, le BP du PALIKA réaffirme une nouvelle fois que seule l’accession à la pleine souveraineté avec partenariat demeure l’unique projet de stabilité et de Paix pour Kanaky Nouvelle-Calédonie qui peut nous rassembler pour un destin commun. Une option de sortie de l’accord de Nouméa dont il convient aujourd’hui d’en définir les contours et d’y préciser, les modalités du partenariat avec la France.
C’est pourquoi il revient à celles et ceux qui sont les porteurs d’une « voie médiane », de se positionner de manière définitive et d’apporter les clarifications nécessaires »
En conclusion, « le Bureau politique du PALIKA réitère son appel au calme et à la levée de l’ensemble des barrages qui paralyse la vie de Kanaky Nouvelle-Calédonie et de ses habitants. (…) Il nous faut panser les plaies de la séquence que nous vivons aujourd’hui pour reprendre le chemin du dialogue et permettre à Kanaky Nouvelle-Calédonie d’avancer et de redéfinir ses liens avec la France dans le cadre de la pleine souveraineté. »
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