Signature du traité par le Niger, le Burkina-Faso et le Mali

Une nouvelle géographie est née : la Confédération des États du Sahel

8 juillet, par Ary Yée-Chong-Tchi-Kan

À la veille du sommet de la CEDEAO, dimanche 7 juillet, les chefs militaires du Niger, du Burkina-Faso et du Mali ont signé le Traité qui fonde la Confédération des États du Sahel. Ils avaient déjà demandé aux militaires français de quitter leur pays. Maintenant, ils franchissent une étape supplémentaire dans l’intégration politique et la mutualisation des moyens. C’est un processus qui met un terme à la division coloniale et à l’asservissement des peuples d’Afrique.

Dans la pratique, ils s’émancipent de la CÉDÉAO (Communauté Économique des États d’Afrique de l’Ouest) qu’ils accusent de servir les intérêts de la France alors que leurs peuples souffrent du terrorisme, du pillage des ressources et du sous-développement. D’ailleurs, il y a un an, l’Institution régionale avait pris des sanctions contre le peuple nigérien et menaçait d’intervenir militairement pour réinstaller le président déchu, Bazoun. En un an, l’audace des 3 chefs militaires est applaudi par la jeunesse africaine.

La nouvelle situation géopolitique va accélérer le processus de développement tous azimuts des 3 peuples. D’un autre côté, il faut rappeler les demandes d’adhésion au BRICS, comme alternative à la gouvernance de l’Occident collectif. Il y avait déjà l’Afrique du Sud. L’an dernier, l’Égypte et l’Éthiopie ont été admis, en même temps que les Émirats Arabes Unis et l’Iran. Cette année, sous la présidence russe, il y en aura d’autres. Ainsi va le déclin des empires coloniaux et l’émergence des pays du « Sud-Global ».

Ary Yée Chong Tchi Kan

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