APE : alerte générale sur les emplois à La Réunion, résultat de l’aliénation
9 juin, parRisque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
24 septembre 2009

Des experts et techniciens agricoles de 32 pays ont démarré ce jeudi dans la station balnéaire de Péreybère, au nord de l’île Maurice, un atelier d’échange d’expériences sur le contrôle des mouches des fruits.
"Les mouches des fruits représentent une grande nuisance aux fruits tropicaux et non-contrôlées, elles peuvent causer des dégâts énormes à la production fruitière à Maurice", a fait ressortir le ministre mauricien de l’Agro-industrie, Satish Faugoo, à l’ouverture de la rencontre.
Placé sous l’égide de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), cet atelier prend fin vendredi.
L’AIEA a soutenu de nombreux projets de recherche et de développement dans le secteur agricole à Maurice, particulièrement dans l’amélioration génétique de la canne à sucre depuis les années 70 et tout récemment encore, dans le secteur horticole, le contrôle des insectes qui affectent le bétail, l’utilisation optimale de l’eau et des fertilisants et le programme de contrôle des mouches des fruits.
"Sous ce dernier programme, la technique consistant à élever et à lâcher des insectes stériles a une signification importante pour les agriculteurs qui dépendent énormément et ce, depuis des années, des produits chimiques pour contrôler la prolifération de ces mouches. Les pesticides sont très efficaces contre ces mouches mais ils coûtent très chers. De plus, l’utilisation de ces produits n’est pas sans risque pour la santé humaine et pour l’environnement", a affirmé le ministre de l’Agro-industrie.
"C’est pour cette raison que Maurice est en faveur de l’adoption d¹une approche intégrée par les agriculteurs, de sorte qu’ils n’appliquent ces produits seulement quand cela s’avère nécessaire, tout en observant les bonnes pratiques agricoles", a-t-il ajouté.
M. Faugoo a indiqué que cette approche a été appliquée avec succès dans la filière de la canne à sucre durant plusieurs décennies à Maurice, avant de préconiser d’autres techniques de contrôle des insectes, qui incluent, entre autre, l’utilisation des parasites, le contrôle biologique, le piège physique et aussi le lâchage des insectes stériles.
Risque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
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