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5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Les manifestations se transforment en affrontements
18 avril 2013, par

Des dizaines de personnes ont été blessées lors des manifestations contre l’élection de Nicolas Maduro à la présidence du Venezuela. Les autorités ont dénombré sept morts et plusieurs centaines d’interpellations dans tout le pays.
Les manifestations ont débuté lundi soir, jour de l’annonce de la victoire de Nicolas Maduro, héritier d’Hugo Chavez, à la présidence du Venezuela. Son opposant, Henrique Capriles, a appelé ses partisans à manifester dans les rues contre Nicolas Maduro lundi et mardi. Des groupes “chavistes”, portant des chemises rouges, ont défilé de leur côté.
Une montée de la violence
Le procureur général Luisa Ortega a annoncé lors d’une conférence de presse qu’à la suite de « ces violences, sept Vénézuéliens sont morts, parmi eux un fonctionnaire de police de l’État de Tachira (Ouest) ». Ce dernier a indiqué que 135 personnes avaient été interpellées pendant ces manifestations.
De son côté, mardi, le ministre des Affaires étrangères, Elias Jaua, a précisé qu’un partisan de Nicolas Maduro, de 45 ans, a été tué et une femme blessée par arme à feu à Caracas. Le ministre a qualifié les opposants du parti au pouvoir de « fascistes ». « Aujourd’hui, les forces de sécurité sont en alerte » et « nous avons incité les forces politiques à la mobilisation démocratique pour célébrer et officialiser la victoire » à la présidentielle, a déclaré Elias Jaua à la presse.
« L’extrême droite a pris en otage l’opposition et sème la violence », a affirmé le vice-président Jorge Arreaza sur les réseaux sociaux.
Des véhicules ont été incendiés dans l’État de Barinas, dont est originaire Hugo Chavez, et le siège du Parti socialiste (au pouvoir) a partiellement été détruit dans l’État de Tachira. Selon les autorités, citées par l’Agence France Presse, plusieurs médecins cubains travaillant dans des quartiers pauvres, dans le cadre de la coopération avec le Venezuela, ont aussi été agressés. La chaîne de télévision officielle VTV et la chaîne internationale Telesur ont affirmé que des groupes d’opposants à moto s’en étaient pris à leurs sièges à Caracas.
Le CNE pris pour cible
Des membres du gouvernement ont accusé des manifestants d’avoir attaqué le domicile de la présidente du CNE, Tibisay Lucena, qui a annoncé la victoire de Nicolas Maduro à 50,67%. Face à la colère de l’opposition, Tibisay Lucena a assuré que le système de vote électronique était infaillible. Elle a appelé Henrique Capriles à utiliser les « voies légales » en déposant un recours au lieu de brandir des « menaces ».
« Je n’ai aucun doute sur le résultat du CNE, mais je crois qu’il est important de rassurer les gens », a déclaré à l’AFP Vincente Diaz, membre du CNE, réputé proche de l’opposition.
« Il va y avoir des manifestations, qui vont devoir cesser à un moment. Les gens vont accepter que le président est Maduro, qu’il a une base légitime, mais affaiblie. Mais Maduro doit aussi commencer à gouverner et à faire des gestes », a estimé le politologue Inacio Avalos, interrogé par l’AFP.
Les responsables politiques se rejettent la faute l’un sur l’autre, les partisans de Nicolas Maduro font porter la responsabilité de tout débordement sur l’opposition. Cette dernière accuse des « bandes chavistes » de chercher à inciter la violence.
Après avoir appelé à des rassemblements mardi devant tous les centres régionaux du Conseil national électoral (CNE), qui a officialisé la victoire de Nicolas Maduro de 50,75% contre 48,97%, Henrique Capriles a appelé le gouvernement à ouvrir un « dialogue » afin de résoudre la crise politique émaillée de violences. « Tous ceux qui sont ici, nous sommes disponibles pour ouvrir un dialogue afin que cette crise soit résolue dans les prochaines heures », a-t-il déclaré.
Céline Tabou
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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