Monde

Au moins 716 personnes tuées en 2017 dans des attaques armées au Mali

Effet de l’effondrement de la Libye en 2011

Témoignages.re / 8 janvier 2018

Une conséquence de la guerre lancée par les dirigeants de la France et de la Grande-Bretagne contre la Libye en 2011 a été le renforcement des groupes terroristes dans le Sahel, notamment au Mali.

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Au moins 716 personnes ont perdu la vie entre le 1er janvier et le 31 décembre 2017 au cours d’attaques perpétrées par des bandits armés et des djihadistes dans divers endroits du Mali notamment au nord et au centre du pays, selon un communiqué rendu public samedi par le Parti pour la renaissance nationale (Parena, parti d’opposition).

Le Parena révèle que l’année 2017 a été la plus meurtrière depuis l’accession du Président Ibrahim Boubacar Keïta à la magistrature suprême le 4 septembre 2013.

Au nombre des victimes, précise le Parena dirigé par Tiéblé Dramé, ancien ministre malien des Affaires étrangères, figurent 292 militaires maliens et étrangers : 245 membres des force armées maliennes (Fama), 45 soldats de la mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali (Minusma) et deux éléments de la force française Barkhane.

Selon la même source, de septembre 2013 à nos jours, au moins 2108 personnes ont trouvé la mort au cours de divers incidents armés. Au cours de la même période, au moins 1157 personnes ont été blessées.