Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Manifestations à Hong Kong
4 octobre 2014, par

Les autorités chinoises ont annoncé, vendredi 3 octobre, qu’elles ne feraient « aucune concession » aux militants pro-démocratie de Hong Kong, ajoutant que leur cause était « vouée à l’échec ».
Depuis dimanche 28 septembre, des milliers d’étudiants manifestent devant les bâtiments du gouvernement local, pour l’instauration d’un suffrage universel complet, et la démission du chef de l’exécutif local, Leung Chun-ying, jugé trop proche de Pékin et appuyé par la Chine.
Pour le Quotidien du Peuple, journal officiel des autorités chinoises, les « exigences de suffrage universel des manifestants ne sont ni légales, ni raisonnables ». Pourtant les manifestants dénoncent la décision d’août de la Chine continentale d’accorder le suffrage universel pour l’élection du chef de l’exécutif en 2017, tout en conservant le contrôle des candidatures.
Pour le journal, il s’agit de « faire respecter la décision » du comité permanent de l’Assemblée nationale populaire (APN), qui est « une décision nécessaire et la seule décision » possible, écrit le journal. Pour l’éditorialiste du quotidien, les manifestations vont à « l’encontre des principes légaux et sont vouées à l’échec ».
D’après des analystes cités par l’Agence France Presse, « Pékin marche sur des œufs dans cette crise politique », qui est la plus grave survenue à Hong Kong depuis sa rétrocession à la Chine en 1997. Les autorités chinoises craignent « la contagion démocratique ». Malgré cela, la tension reste vive à Hong Kong, où l’accord conclu jeudi 2 octobre entre les autorités locales et les étudiants visait à ouvrir un dialogue.
Dans la matinée de vendredi 3 octobre, des militants pro-démocratie se sont heurtés à la police devant le siège du pouvoir local. Rassemblés en masse dans la nuit devant les bâtiments abritant le siège du conseil législatif et l’exécutif local, les manifestants avaient donné jusqu’à jeudi à minuit à Leung Chun-ying pour démissionner. Ce dernier a annoncé peu avant l’expiration de l’ultimatum, « qu’il ne démissionnerait pas, proposant à la place un dialogue avec la secrétaire en chef de son gouvernement ».
Beaucoup de doute persiste quant à ce geste, car dés le départ les autorités locales avaient refusé de discuter avec les manifestants. « Occupy Central », principal mouvement pro-démocratie de Hong Kong, a salué l’opportunité de dialoguer avec les autorités, espérant que les discussions soient l’occasion « d’un tournant dans l’impasse politique actuelle ».
Pourtant, de nombreux étudiants restent sceptiques et estiment que cet échange n’aboutira pas à des changements profonds, comme ils le souhaitent. D’autant plus que la date du début des pourparlers n’a toujours pas été communiqué. La « révolution des parapluies », ainsi baptisée parles réseaux sociaux, a trouvé un fort écho à l’étranger, où des rassemblements de soutien se sont déroulés dans plusieurs pays.
En dépit de la tension médiatique et diplomatique, la Chine a prévenu Washington qu’elle ne tolérerait pas d’ingérence dans ses affaires interne, tandis que l’Union européenne a fait part de sa “préoccupation”.
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