Monde

Autonomiser les petits exploitants africains pour garantir la sécurité alimentaire

Comité de coopération et d’intégration régionales

Témoignages.re / 6 novembre 2017

Les participants à la dixième session du Comité de la coopération et de l’intégration régionale démarrée mercredi à Addis-Abeba, recommandent aux pays africains l’autonomisation des petits exploitants agricoles pour garantir la sécurité alimentaire sur le continent.

JPEG - 11.6 ko

« Etant donné que l’amélioration de la sécurité alimentaire exige un accroissement de la production agricole, les Etats membres sont encouragés à autonomiser les petits exploitants agricoles et à donner à leurs activités une orientation plus commerciale en adoptant des modèles agricoles adaptés aux spécificités de la production à petite échelle en Afrique », ont-ils recommandé dans le cadre de cette rencontre dont le thème porte sur la « Mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale et des gains partagés ».

Pour lutter contre l’insécurité alimentaire, les pays africains sont encouragés à adopter une approche globale en entreprenant une planification stratégique et une programmation conjointe aux niveaux national et sectoriel afin de créer des synergies, de favoriser la complémentarité et de synchroniser la planification et le suivi des programmes agricoles.

Ils sont également encouragés à promouvoir les chaînes de valeur agricole en améliorant les infrastructures et les réseaux de transports transfrontaliers, en harmonisant les normes, et en renforçant les capacités de production de l’agriculture, y compris le secteur agro-industriel.

Il leur est également recommandé l’intégration des réserves alimentaires nationales dans les réserves régionales afin de mieux s’adapter aux effets néfastes des changements climatiques et à aider les petits agriculteurs à donner à leurs activités une orientation plus commerciale en fixant les prix à un niveau élevé et stable.

Démarrée mercredi, la dixième session du Comité de la coopération et de l’intégration régionale prend fin ce jeudi soir. La rencontre vise à permettre d’examiner et de délibérer sur les développements, les risques et les perspectives récentes dans des domaines sectoriels spécifiques tel celui de l’intégration régionale, et à formuler des recommandations qui orienteront le travail dans les deux prochaines années.

Cette session réitérera le soutien continu du Plan d’action pour le renforcement du commerce intra-africain et de la mise en œuvre de la Zone continentale de libre-échange (Zlec), un projet ambitieux susceptible de contribuer substantiellement à la dynamisation du commerce intra-africain et au renforcement de la position de l’Afrique sur le marché mondial.