MEDEF Réunion : projet réunionnais centre du débat de la présidentielle à La Réunion
3 septembre, parUn manifeste construit à La Réunion
16 avril 2009, par

Un défi sans précédent : doubler en 40 ans la production agricole mondiale.
Un rapport publié en vue du Sommet des ministres de l’Agriculture intitulé « Un défi global : réduire l’urgence alimentaire » révèle les inquiétudes face à l’instabilité provenant d’une crise alimentaire mondiale. Le rapport déclare : « Il faut à tout prix mettre sur pied une politique de développement agricole au niveau international, encourager les techniques permettant un meilleur rendement des sols ainsi qu’une meilleure résistance des cultures aux changements climatiques, et surtout un partage plus équitable des richesses ».
Un document préparé en vue du Sommet des ministres de l’Agriculture et intitulé “Un défi global : réduire l’urgence alimentaire” a été divulgué à la presse cette semaine. Il révèle les inquiétudes face à l’instabilité provenant d’une crise alimentaire mondiale.
Selon un article du “Financial Times”, le document déclare, « En l’absence d’interventions immédiates dans les systèmes agricoles et dans les systèmes de commercialisation des denrées alimentaires, la crise traversée en 2007 deviendra structurelle dans quelques dizaines d’années seulement ». Le rapport souligne aussi que la production alimentaire mondiale doit doubler d’ici 2050 afin de satisfaire les besoins d’une population mondiale sans cesse croissante.
Si l’actuelle crise alimentaire venait à prendre de la vitesse, poursuit le rapport, elle aura « de sérieuses conséquences humaines et également sur les relations commerciales, sociales et internationales, qui, en retour, auraient un impact direct sur la sécurité et la stabilité de la politique mondiale ».
Tout comme la Conférence des Nations Unies, le Sommet sur l’Agriculture qui doit se tenir du 18 au 30 avril en Italie fut initié en réaction à une crise intense des prix alimentaires élevés depuis 2007 et des émeutes de la faim qui se sont multipliées dans non moins de 30 pays en 2008. Les pays du G8, Etats-Unis, Canada, Royaume-Uni, Italie, France, Allemagne, Russie et Japon, seront rejoints au Sommet par le G5, Chine, Inde, Mexique, Brésil et Afrique du Sud, ainsi que par l’Australie, l’Egypte et l’Argentine (16 pays au total).
Tandis que les prix alimentaires ont baissé par rapport à leur niveau record de 2008, ils restent encore à des niveaux élevés. La production alimentaire mondiale doit à présent faire face à l’impact cumulé de la crise massive de l’économie et du crédit.
L’objectif de la réunion est de « définir une stratégie commune pour venir à bout de l’urgence alimentaire mondiale et du problème de la flambée des prix des matières premières agricoles ».
Dans ses conclusions, ce rapport assure que nous courons à la catastrophe si, pour répondre à la rapide croissance démographique, nous ne doublons pas la production agricole mondiale d’ici à 2050.
Si rien n’est fait, en effet, la crise alimentaire de ces dernières années deviendra rapidement structurelle. Ces perturbations affecteront durablement la sécurité et la stabilité mondiales.
Il faut à tout prix mettre sur pied une politique de développement agricole au niveau international, encourager les techniques permettant un meilleur rendement des sols ainsi qu’une meilleure résistance des cultures aux changements climatiques, et surtout un partage plus équitable des richesses.
R.B
Un manifeste construit à La Réunion
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