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L’indice de confiance économique est en baisse, au lendemain de l’annonce d’une hausse record du chômage dans la zone euro, de 11,2%, par l’institut de la statistique européen, Eurostat.
En juillet, l’indice de confiance des chefs d’entreprises et des consommateurs de la zone euro était à son plus bas niveau en près de trois ans, faisant craindre une aggravation de la récession. La Commission européenne a annoncé un indice de 87,9 points, soit une baisse de 2 points par rapport au mois précédent, pour un 4ème mois consécutif de baisse. Dans l’ensemble de l’Union européenne, l’indice s’est un peu moins replié à 89 points, soit -1,4.
« Une récession profonde »
Jennifer McKeown, de Capital Economics, a expliqué que « la détérioration du sentiment semble confirmer que la zone euro se dirige vers une récession plus profonde ». Cette annonce à la veille des vacances gouvernementales ne présage rien de bon pour les économistes. « Tant que les consommateurs et les entrepreneurs mettront en doute la solidité de l’Union monétaire, il y a peu de chances que la situation s’inverse avant longtemps. L’indice ne fait qu’augmenter la pression sur les responsables européens pour agir fermement et redresser la situation dans la zone euro », a indiqué Peter Vanden Houte, analyste pour la banque néerlandaise ING.
La montée du chômage et la dégradation de l’économie ont inquiété les consommateurs, tandis que l’avenir de l’industrie européenne reste l’un des points noirs des investisseurs. Eurostat a annoncé que l’indice s’est fortement dégradé en Allemagne (-3,7 points), en France (-2,3) et en Espagne (-1,4), pays de la zone euro. Mais celui-ci s’est amélioré en Italie (+1,3 point) et aux Pays-Bas (+0,6), où les déclarations des chefs d’État ont apaisé les tensions.
Soutien de la BCE
La situation actuelle pourrait convaincre la Banque centrale européenne (BCE) de prendre des mesures de soutien supplémentaires. Car de nombreux dirigeants européens, dont Jean-Claude Juncker, président de l’Eurogroupe, le président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, ont « fait naître des attentes concernant des possibles actions pour faire baisser les tensions » sur les marchés, a précisé Peter Vanden Houte.
Dans une interview accordée au journal “Le Figaro”, Jean-Claude Juncker a annoncé que « la zone euro était prête à agir de concert avec la Banque centrale européenne (BCE) et à activer le Fonds européen de secours (FESF) pour lui permettre de racheter de la dette d’État sur les marchés, ce qui serait une première ». De son côté, la BCE pourrait rouvrir son programme de rachat de dette souveraine, mis en sommeil depuis la mi-mars.
Céline Tabou
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