Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Fermeture de Guantanamo, retrait d’Irak et la Palestine
22 janvier 2009

Barack Obama devait faire le point avec ses conseillers, mercredi 21 janvier en fin d’après-midi, sur les plans pour surmonter la crise économique et tenir sa promesse de retirer d’Irak les troupes américaines de combat dans les 16 prochains mois, a annoncé son porte-parole. Auparavant, les premiers gestes du nouveau président américain auront été pour Guantanamo et le Moyen-Orient.
Mardi soir, quelques heures après sa prise de fonction, Barack Obama avait ordonné aux procureurs des tribunaux spéciaux de Guantanamo de requérir le gel pendant 120 jours de toutes les procédures en cours. Pourtant, quatre des cinq hommes accusés d’avoir organisé les attentats du 11 Septembre se sont opposés dans la journée de mercredi, lors d’une audience à Guantanamo, à la suspension de la procédure judiciaire les concernant. Le cerveau autoproclamé des attentats, Khaled Sheikh Mohammed, a ainsi demandé que la procédure le concernant se poursuive.
Barack Obama a fait de la fermeture du camp de Guantanamo, ouvert en janvier 2002 pour détenir les "combattants ennemis" de la guerre contre le terrorisme après les attentats du 11 septembre, l’une des priorités de son début de mandat. Environ 245 détenus étrangers se trouvent encore dans le camp de détention. L’administration Bush avait déclaré son intention de juger 80 prisonniers pour crimes de guerre, et trois affaires ont été bouclées.
Entretien avec le président palestinien
"Le Monde" annonce que Barack Obama a téléphoné hier à son homologue palestinien Mahmoud Abbas pour l’assurer de ses efforts en vue « d’une paix durable » au Proche-Orient, a annoncé Saëb Erekat, l’un des principaux négociateurs palestiniens, ajoutant que les deux dirigeants avaient « convenus d’œuvrer ensemble sans tarder pour parvenir à la paix ». Selon Nabil Abou Roudeina, un porte-parole du dirigeant palestinien, Barack Obama a fait savoir au leader palestinien qu’il était« le premier dirigeant étranger qu’il appelait » depuis son investiture mardi.
« Obama a répété que lui-même et son administration travailleraient en partenariat étroit avec le président Abbas pour parvenir à la paix dans la région », a-t-il dit. « Il a affirmé qu’il déploierait tous les efforts possibles pour y parvenir le plus rapidement possible », a-t-il ajouté.« Le président Obama a assuré que son administration allait travailler avec le président Abbas pour bâtir les institutions palestiniennes », a poursuivi M. Abou Roudeina. « Le président Abbas l’a exhorté à œuvrer en vue de parvenir à une paix basée sur les résolutions internationales », a encore dit le porte-parole.
Fermeture de Guantanamo : un premier défi
La fermeture de Guantanamo, un lieu de non droit, où la torture est une forme d’interrogatoire reconnu sera un des premiers défis de Barack Obama.
Situé sur la base navale de la baie de Guantánamo dans le sud-est de Cuba. Ce centre de détention militaire de haute sécurité détient des personnes qualifiées de « combattants irréguliers », capturées par l’armée américaine dans les différentes opérations qu’elle mène à l’étranger. Ce centre n’est pas juridiquement une prison puisqu’il ne dépend pas du système judiciaire fédéral américain mais de commissions militaires.
Barack Obama a donc décidé de commencer son mandat en suspendant le système judiciaire mis en place en 2006 par l’administration Bush pour juger les détenus de Guantanamo poursuivis pour crimes de guerre. Depuis plus de sept ans, des centaines de prisonniers de la « guerre contre le terrorisme » sont plongés dans un véritable enfer à Guantanamo. Plus de 800 prisonniers sont passés par la base, et environ 245 y sont encore détenus, la plupart à l’isolement dans des quartiers de haute sécurité.
Jeudi, l’ancien secrétaire américain à la Défense Donald Rumsfeld ainsi que d’autres hauts responsables de l’administration Bush ont été jugés responsables de mauvais traitements sur des détenus dans les prisons américaines, selon un rapport du Sénat américain. Le rapport relève que Donald Rumsfeld a autorisé des techniques d’interrogatoire dures à Guantanamo le 2 décembre 2002, tout en faisant des déclarations les excluant un mois plus tard.
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