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4 juin, parNos peines
Plus de 60% des suffrages dès le premier tour
14 octobre 2014, par

Evo Morales a été réélu, dès le premier tour, pour la troisième fois président de la Bolivie. Selon les résultats encore non officiels, plus de 61 % des 6 millions d’électeurs boliviens ont voté pour lui.
Ancien berger de lamas, Evo Morales est parvenu à stabiliser l’économie bolivienne et à apaiser les tensions politiques. Ce dernier a assuré qu’« aujourd’hui nous sommes dignes. Plus jamais nous ne serons mendiants, ni humiliés ». Depuis son arrivée au pouvoir, l’ex-leader des producteurs de coca est resté pragmatique durant neuf ans, tout en conservant un discours « anti-impérialiste ».
« Merci pour ce nouveau triomphe du peuple bolivien », a-t-il déclaré depuis le balcon du palais présidentiel. L’homme est devenu une icône dans son pays, particulièrement auprès de la communauté indienne et des plus pauvres d’Amérique latine. À 54 ans, le président bolivien est arrivé en tête dans le département de Santa Cruz, bastion de l’opposition, qui lui avait mené la vie dure lors de son arrivée à la tête du pays.
Selon les résultats des instituts Mori et Ipsos, Evo Morales l’emporte largement dans tous les départements du pays, à l’exception du Beni (nord-est), remporté par son rival Samuel Doria Medina, du parti Unité démocrate.
Sur le plan national, Samuel Medina a remporté 24 % des voix, tandis que l’ancien président conservateur Jorge Quiroga, 9 %, le candidat du Parti Vert, Fernando Vargas, 3 % et le social-démocrate Juan del Granado, remporte 3 % des voix. En plus d’une victoire à la présidentielle, le parti d’Evo Morales, le MAS (Movimiento Al Socialismo) a obtenu 111 des 130 députés de la chambre basse et 25 des 36 sièges de sénateurs.
Près de six millions de Boliviens ont été obligés de voter dimanche 12 octobre. Le vote a été une obligation, sous peine d’une amende élevée. La consommation d’alcool a été interdite quarante-huit heures avant le suffrage et jusqu’à douze heures après, le port d’armes à feu a également été interdit durant la même période. De plus, la circulation des voitures particulières a été également réglementée pour les élections et un permis spécial sera nécessaire.
Pour la première fois depuis l’instauration de la démocratie, plus de 200.000 Boliviens de l’étranger ont pu choisir leur président. « La Bolivie est un pays démocratique et nous nous attendons à une participation massive qui démontre l’unité du pays », a déclaré le président Evo Morales. Ce dernier est arrivé au pouvoir en 2006 avec 54 % des voix dès le premier tour, puis triomphalement en 2009 avec 64 % des suffrages.
Il est le plus ancien président en exercice du continent, après des années d’instabilité politique, qui ont entraîné près de 160 coups d’État depuis l’indépendance, en 1825. 60 observateurs de 22 nationalités ont été mandatés par l’Organisation des États américains (OEA) pour superviser l’élection, qui s’est déroulée sans encombre.
« En neuf ans, nous avons appris à bien gouverner et c’est pour cela que nous gagnerons avec une large majorité », a indiqué le président devant de ses partisans lors de son dernier meeting de campagne à El Alto, près de La Paz. Depuis son arrivée, le rôle de l’État a été renforcé dans le secteur des hydrocarbures et la politique sociale active menée porte ses fruits, raison de son succès pour les observateurs.
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