Changement climatique : témoignage de Houssen Amode
8 septembre, parLe Parc boisé Laurent Vergès accueillait samedi 5 septembre 2026, Houssen Amode. Recruté à l’âge de 26 ans, il a fait toute une carrière comme (…)
Droits humains
25 juillet 2007

Combien de morts encore dans l’Archipel des Comores ? Des hommes, des femmes, des enfants voguent vers un autre destin, la clandestinité sur Mayotte. Ils voguent parfois pour trouver la mort. Que font les autorités, mahoraise et française ?
Que font-ils sinon repêcher les morts et compter les disparus en mer ? En fait, cette tragique nouvelle est diluée dans le flot d’informations. Et c’est à se demander si les Mahorais sont vraiment choqués par ce drame. Tellement il est monnaie courante de voir les kwassa kwassa ramener la misère des Comores indépendantes. Certains ne font même plus un cas avec les rafts organisés. Les camions sont pleins de clandestins qui, tels des boucs émissaires, doivent porter injustement les fléaux qui s’abattent sur Mayotte. Depuis une dizaine d’années, les interpellations de clandestins s’intensifient. On peut naturellement se demander pour quelle raison ceux-là veulent quitter leur misère pour en connaître une certainement plus atroce. Les clandestins continuent de venir en nombre à Mayotte. Pour certains agitateurs culturels mahorais, cela rentre dans une logique implacable. Mayotte veut son statut de département français d’Outre-mer. Pour ce faire, l’île - avec le soutien du gouvernement français - veut d’abord expulser tous les clandestins. Même si ce sont des frères et des sœurs...
Des questions qui restent entières
Récemment, une embarcation kwassa kwassa, avec à son bord une trentaine de clandestins, chavire sous la force de deux grosses vagues. Bilan : 1 mort, 27 disparus, 6 rescapés. Tous étaient "clandestins" comme disent les autorités. Ce n’est sûrement pas le goût du risque qui amène les Comoriens à tenter cette aventure. Certains s’endettent pour pouvoir payer le passeur, ou économisent des années durant pour venir apprécier cette clandestinité forcée. Il serait facile de dire que pour solutionner l’arrivée en masse des clandestins comoriens, il faudrait d’abord et sévèrement s’attaquer aux passeurs. L’État français préfère simplement abonder ses troupes à Mayotte. Militaires et policiers doivent interpeller et raccompagner à la frontière tous les clandestins. Sont-ils des exilés politiques ? Cherchent-ils à fuir l’indigence programmée des Comoriens ? Veulent-ils étudier dans de bonnes conditions ? Ou peut-être seulement, veulent-ils profiter d’un système de soin de qualité ? Tournons ces questions dans tous les sens, mais au final, le problème reste entier. Les Comoriens ne sont plus les bienvenus sur une terre qui est aussi la leur, quoique l’on dise. Peut-être qu’une certaine souplesse administrative serait des plus salvatrices. Au lieu de compter les morts, ne peut-on pas tout simplement réfléchir à un meilleur regard sur l’autre, abroger le Visa Balladur ?
Willy Técher
Le Parc boisé Laurent Vergès accueillait samedi 5 septembre 2026, Houssen Amode. Recruté à l’âge de 26 ans, il a fait toute une carrière comme (…)
Mézami éskiz amwin rapèl azot in n’afèr. Si zot i koné pa, lé pa grav, zot va aprann. Si zot i koné zot va éskiz amwin pou la répétission… Mon (…)
In kozman pou la route
L’ONU adopte la projection Equal Earth
Samedi 12 septembre à Saint-Louis
Forte augmentation des passages aux urgences des hôpitaux
Recrutement de travailleurs des pays voisins pour couper la canne pendant plusieurs mois
Impact de la crise climatique mondiale dans notre pays
Rapport de l’Inspection générale des finances
IBL-Caillé : l’alliance du géant mauricien et du nain réunionnais ?
Projet de désindexation des pensions sur l’inflation
Recrutement de travailleurs des pays voisins pour couper la canne pendant plusieurs mois
Messages
25 juillet 2007, 11:18
Et si c’était la Réunion qui était à la place de Mayotte, auriez vous la même réaction face à ces évènements tragiques ?
Une précision, si vous ne le savez pas, il n’y a pas à Mayotte d’autorités mahoraise et française mais seulement, la France.
Je peux vous le dire avec force, nous ne sommes pas indifférent face à ce qui se passe. C’est tragique et ce n’est sûremnt pas en abrogeant le visa balladur que nous réglerons le problème de ces drames humains. il faut aider les Comores à avoir confiance en eux et à rester chez eux. Mayotte a chopisi un autre destin qui doit être accepter parce qu’il s’agit de la volonté des moharais.
merci
25 juillet 2007, 20:37, par said
Cela faisait longtemps que, dans le brouhaha général des opinions qui se dressent les unes contre les autres, on avait pas entendu un cri du bon sens et de l’humanité.