Monde

Capitole envahi par des pro-Trump : « Ce n’est pas une manifestation, c’est une insurrection », dit Joe Biden

Le fascisme ambiant qui a tué 7 Réunionnais au cœur de la première puissance militaire mondiale

Ary Yée Chong Tchi Kan / 7 janvier 2021

« À l’heure actuelle, notre démocratie subit une attaque sans précédent. Rien de tel ne s’est produit dans l’histoire récente. Ce n’est pas une manifestation, c’est une insurrection […]. J’appelle le Président Trump à intervenir à la télévision nationale et à exiger que cela s’arrête. Assez ! », a indiqué M.Biden. 

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« À l’heure actuelle, notre démocratie subit une attaque sans précédent. Rien de tel ne s’est produit dans l’histoire récente. Ce n’est pas une manifestation, c’est une insurrection […]. J’appelle le Président Trump à intervenir à la télévision nationale et à exiger que cela s’arrête. Assez ! », a indiqué M. Biden.

Les faits

Les partisans de Trump envahissent le Congrès des États-Unis qui est obligé de suspendre le processus de validation de la victoire de Biden et donc, la défaite de Trump. Le monde entier est sous le choc des images. Le processus vient de reprendre après le départ des « hooligans » de Trump.

Pourquoi ?

Le 6 janvier, le Sénat américain était réuni pour proclamer les résultats des élections présidentielles du 3 novembre. Dans la journée, Trump avait organisé un meeting à proximité où il a incité ses partisans à marcher sur le Capitole, lieu du Parlement.
Arrivés sur place, ils n’ont pas fait que manifester, ils ont pénétré l’enceinte protégée et pris d’assaut les lieux.
Les débats qui venaient de commencer à l’intérieur du parlement ont dû être suspendus.

Commentaires

C’est une initiative à caractère fasciste pour tenter de maintenir un électorat à la solde d’un homme, Trump. On le croyait « dérangé » tellement ses prises de positions étaient insensées. En réalité, c’est une stratégie de mise sous sa tutelle personnelle des États-Unis et du monde. Il récuse toute l’organisation sociale et institutionnelle du pays. Le symbole est d’envoyer ses partisans à s’attaquer au Congrès, où les Républicains, le parti de Trump, viennent juste de perdre la majorité au Sénat, mais ils acceptent le jeu de la démocratie et donc de l’alternance. Le slogan « America first »glorifie sa grandeur.

Paradoxalement, Trump a fait la démonstration qu’il est un chef de guerre et qu’il dispose de troupes fidèles. Le calme est revenu après avoir demandé à ses partisans de rentrer chez eux et de respecter la loi. C’est d’un cynisme incroyable ! Ensemble, ils vont mener la vie dure à la nouvelle gouvernance pour préparer les élections à mi-mandat. Il est presque certain qu’il va aussi dénoncer les Républicains, accusés de connivence, pour apparaître comme seul opposant et reconstruire un parti à sa solde.

Nous venons de voir se dérouler une séquence que les Réunionnais ont connu, à l’époque où les forces démocratiques réunionnaises étaient systématiquement attaquées et qui s’est soldée par 7 morts du côté démocrate. Les communistes Réunionnais ont payé un lourd tribut pour défendre la liberté d’expression et le respect de la démocratie.

Ary Yee-Tchong-Tchi-Kan