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Centrafrique
24 janvier 2014, par

La présidente centrafricaine de transition, Catherine Samba Panza, a annoncé lors de sa cérémonie d’investiture que sa priorité sera de pacifier son pays divisé par des tueries interreligieuses. Première femme élue au poste de présidente, cette dernière aura d’importantes tâches à accomplir.
Catherine Samba-Panza a prit officiellement ses fonctions jeudi 23 janvier, cette dernière a prêté serment sur la Charte de transition, au palais de l’Assemblée nationale à Bangui où siège le Conseil national de transition (CNT, parlement provisoire). Près de 2,3 millions Centrafricains sont directement affectés par la crise et les violences qui continuent.
Cette dernière a succédé à Michel Djotodia, qui avait renversé le régime de François Bozizé en mars 2013 à la tête de sa coalition rebelle Séléka. L’ex-président de transition a été contraint à la démission le 10 janvier, sous pression des dirigeants d’Afrique centrale et de la France, parce qu’il ne parvenait pas à stopper les tueries entre chrétiens et musulmans.
Première femme à la tête du pays depuis son indépendance de la France en 1960, la nouvelle présidente devra rapidement nommer son Premier ministre. Ils devront former dès le début de la semaine prochain un gouvernement, dont la tache sera de restaurer la paix après des mois de haines intercommunautaires.
Après avoir salué l’élection de Catherine Samba-Panza, le porte-parole de Ban Ki-moon, secrétaire général de l’ONU, a annoncé dans un communiqué de presse que « Le Secrétaire général demeure très préoccupé par les violences sectaires en cours en République centrafricaine et la détérioration de la crise humanitaire qui touche plus de la moitié de la population ».
Ban Ki-moon a rappelé que la mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) devait être un succès pour la communauté internationale, appelant « tous ceux en position de le faire à apporter une contribution financière et en nature à la MISCA ». Le Secrétaire général a appelé à « de généreuses contributions lors de la Conférence des donateurs pour la MISCA qui aura lieu le 1er février à Addis-Abeba, en Éthiopie ».
Près de la moitié de la population de la ville de Bangui, soit près de 400.000 personnes, vit dans des camps de déplacés, les institutions sont à l’arrêt et les fonctionnaires n’ont pas été payés depuis des mois. Autre point de tension, la sécurité à Bangui et dans le reste du pays. Dans un entretien dans LeParisien, la présidente a souhaité « plus de soldats » pour mettre fin aux violences. Un souhait rejeté par Jean-Yves Le Drian, ministre de la défense, « ce n’est pas notre intention dans l’état actuel des choses » a-t-il déclaré sur I-Télé, jeudi 23 janvier.
Ce dernier a indiqué qu’il y a « une montée en puissance » de la force d’interposition africaine Misca, et « une meilleure coordination, l’arrivée de la force européenne, avec un espoir politique », bien que les risques persistent. De leurs côtés, les Nations unies ont prévu une augmentation des effectifs des forces africaines de la Misca pour que celles-ci arrivent à 6.000 militaires.
La France a engagé au début du mois de décembre 1.600 hommes dans le cadre de son opération Sangaris en soutien à la force africaine (Misca). L’Union européenne va envoyer une force d’environ 500 militaires à Bangui.
Ces forces devront faire face à la montée de la violence en province, où une grande partie du territoire reste sous le contrôle des chefs de guerre, comme l’ont rappelé mercredi 22 janvier à Paris, lors d’une point presse, l’archevêque et l’imam de Bangui, Dieudonné Nzapalainga et Oumar Kobine Layama.
SaiLin
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