APE : alerte générale sur les emplois à La Réunion, résultat de l’aliénation
9 juin, parRisque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
Violations des droits humains
11 mars 2014

Le président de la commission internationale d’enquête sur la Centrafrique, Bernard Acho Muna, a averti lundi à New York que la propagation du discours de haine et l’effondrement de la loi et de l’ordre dans ce pays d’Afrique centrale déchiré par la guerre auraient causé des violations graves des droits de l’homme, y compris un génocide.
M. Muna, qui s’adressait aux journalistes à l’ONU a déclaré : « Nous voulons présenter au conseil de sécurité de l’ONU un dossier complet afin que des décisions appropriées soient prises ».
Il a déclaré que la propagation de la haine et l’effondrement de la loi et de l’ordre en Centrafrique pourraient être précurseurs à de sérieuses violations des droits de l’homme, y compris un génocide.
« Nous voudrions parler aux réfugiés, aux groupes de musulmans comme ceux des chrétiens, qui fuient les violences. Ils ont des histoires à raconter et celles-ci pourraient nous amener à être capables de donner une meilleure lecture de la situation au conseil de sécurité », a déclaré M. Muna.
Il a indiqué que les enquêteurs avaient également entendu des rapports de génocide pour ensuite noter : « je peux vous affirmer, au vu de mon expérience rwandaise, qu’il y a certainement une question de propagande de la haine. Je pense que notre mandat implique que nous voyions si un génocide n’était pas en train d’être commis pour ne pas lancer des poursuites trop tard ».
M. Muna, qui est l’ancien procureur du Tribunal criminel international sur le Rwanda (TCIR) a martelé : « je pense qu’il est de notre mission de regarder comment nous pouvons arrêter toute cette escalade vers le génocide ».
Des milliers de personnes sont estimées avoir été tuées en Centrafrique et 2,2 millions, soit à peu prés la moitié de la population, sont dans le besoin d’une aide humanitaire comme conséquence du conflit, qui s’est déclaré quand les rebelles Seleka ont lancé leur attaque en décembre 2012.
Les combats ont pris de plus en plus une connotation sectaire quand les principales milices chrétiennes connues sous le nom de anti-balaka (anti-machette) ont pris les armes.
L’ONU estime que environ 650.000 personnes ont été déplacées sur le plan local, alors que presque 300.000 autres ont fui dans les pays voisins.
Risque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
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