Un triple anniversaire de portée mondiale
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« Nous ne sommes pas des Mauriciens »
19 février

Quatre Chagossiens ont débarqué lundi sur l’atoll de Peros-Banhos, ravivant la mémoire d’un peuple expulsé. Ce retour chargé d’émotion symbolise l’espoir des exilés, mais relance aussi les tensions politiques entre Londres et Maurice, unanimes pour s’opposer à ce retour au pays.
Photo : ’L’Express’
Le rivage de Peros-Banhos, l’un des atolls isolés de l’archipel des Chagos, a été le théâtre d’un moment historique lundi matin. Quatre Chagossiens y ont débarqué peu avant 9 heures, renouant avec une terre dont ils avaient été arrachés des décennies plus tôt. Parmi eux figurait Michel Mandarin, âgé de 72 ans, l’un des rares survivants nés sur ces îles. À seulement 14 ans, il avait été contraint de quitter son foyer à bord d’un navire militaire britannique, prenant le chemin de l’exil vers l’Île Maurice.
Ce retour a provoqué une émotion profonde. Pour Michel Mandarin, retrouver cette plage représente bien plus qu’une visite : c’est un lien retrouvé avec son enfance et son histoire. D’après « L’Express de Maurice », cet événement pourrait annoncer d’autres arrivées. Misley Mandarin espère que d’autres membres de la communauté pourront suivre cet exemple. Il souhaite que les Chagossiens natifs encore en vie aient l’occasion de revoir leur terre d’origine avant qu’il ne soit trop tard.
Cette initiative suscite une controverse. Le procureur général mauricien, Gavin Glover, a estimé que cette arrivée n’était pas conforme au cadre légal. Cette position a été critiquée par le Great British PAC, qui considère que ces îles restent sous autorité de la Grande-Bretagne et que Maurice ne devrait pas intervenir.
Misley Mandarin affirme que son peuple ne se considère pas Mauricien et estime qu’un maintien du contrôle britannique pourrait faciliter leur retour. Ses propos, relayés par Défimédia et des images diffusées par « Le Mauricien » et « l’Express », illustrent les enjeux complexes mêlant identité, politique et justice.
Ce débarquement marque un moment fort, à la fois symbole de mémoire et d’espoir. Il rappelle que, malgré l’exil et les années, le désir de retrouver sa terre natale demeure intact, même si l’avenir de l’archipel reste incertain.
4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
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