Monde

Che Guevara : une figure internationale

Che Guevara, apôtre des opprimés -4-

Salim Lamrani / 26 zanvié 2018

Le cinquantième anniversaire de l’assassinat du Che en Bolivie le 9 octobre 1967 offre l’occasion de revenir sur le parcours du révolutionnaire cubano-argentin qui a dédié sa vie à la défense des « Damnés de la terre ».

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Après sa capture et son exécution, pourquoi le corps du Che a-t-il été mutilé et dissimulé ?

Suite à son assassinat le 9 octobre 1967, la CIA et l’armée bolivienne décidèrent de filmer son cadavre afin de prouver au monde la mort du Che. On lui avait coupé les mains afin de pouvoir vérifier son identité avec ses empreintes digitales auprès de la police fédérale argentine. Le corps fut enterré clandestinement à Valle Grande, en Bolivie. Il sera découvert en 1997 et rapatrié à Cuba où il repose dans un mausolée à la mémoire du Che dans la ville de Santa Clara.

Quel est l’héritage du Che aujourd’hui ?

Le Che perdure dans la mémoire collective comme l’Apôtre des opprimés et le symbole de la résistance à l’humiliation et de l’indignation face aux injustices. Renonçant à ses intérêts de classe, il a pris les armes au nom de l’intérêt supérieur des déshérités. C’est également l’archétype de l’internationaliste solidaire qui a tendu une main fraternelle et généreuse aux peuples en lutte pour leur émancipation. Les idéaux du Che et son exemple sont toujours vivants malgré les multiples tentatives de travestir son combat et de salir sa mémoire.

Salim Lamrani

Docteur ès Etudes Ibériques et Latino-américaines de l’Université Paris IV-Sorbonne, Salim Lamrani est Maître de conférences à l’Université de La Réunion, spécialiste des relations entre Cuba et les Etats-Unis.

Son nouvel ouvrage s’intitule Fidel Castro, héros des déshérités, Paris, Editions Estrella, 2016. Préface d’Ignacio Ramonet.

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