Monde

Chili : mobilisation pour des emplois dignes et contre la faim

Dans un des pays les plus inégalitaires du monde

Mathieu Raffini / 26 mai 2020

Depuis bientôt une semaine, de grandes mobilisations ont lieu au Chili et en particulier dans les banlieues de Santiago, la capitale.

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Alors que le pays est actuellement confiné, du fait de la crise du coronavirus qui frappe également durement le Chili (69 102 cas pour 718 morts, un des États les plus touchés en Amérique Latine) le peuple se mobilise du fait d’une situation sociale catastrophique.

Il faut rappeler que cette mobilisation n’est qu’une conséquence des politiques orchestrées au Chili, où des mesures ultra-libérales, appuyées par les grands capitalistes mondiaux sont menées depuis le coup d’Etat de 1973 de Pinochet, orchestré par les États-Unis. Ce dernier avait mené à l’assassinat du président élu Allende, qui avait réussi à mener de grandes réformes sociales lors de son court mandat débuté trois ans auparavant.

Ainsi, bien que certains gouvernements ayant succédé au régime dictatorial aient tenté d’améliorer la situation sociale du Chili, le pays reste tout de même un des plus inégalitaires au monde. En effet, 1 % de la population chilienne concentre plus de 25 % des richesses du pays. La moitié des travailleurs chiliens vivent avec ou moins de 500 euros par mois, alors même que le coût de la vie y est très élevé.
Dès lors, tout changement de situation économique est évidemment dramatique pour la majorité de la population.

De grandes mobilisations ont ainsi eu lieu en octobre dernier du fait de l’augmentation du ticket de métro à Santiago, qui n’a été qu’un catalyseur du mal-être social et économique de la population chilienne.
Le peuple chilien vit un contexte de confinement où de nombreux travailleurs se retrouvent au chômage et ne peuvent donc que compter que sur des dons alimentaires pour subsister.
Ces derniers n’étant pas satisfaisants et la situation sociale continuant à se dégrader, le peuple a donc décidé de prendre la rue pour faire entendre ses revendications, dont le droit à vivre et travailler dignement.

Mathieu Raffini