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5 septembre

Xi Jinping et Abdel Fattah al-Sissi veulent approfondir le partenariat sino-égyptien et promouvoir une nouvelle architecture de sécurité au Moyen-Orient. Pékin défend une solution fondée sur le dialogue entre États de la région, le respect de leur souveraineté et le rejet des ingérences extérieures. Le secrétaire général du Parti communiste chinois insiste sur la place centrale de la question palestinienne, le développement économique et le rôle de l’ONU. Une approche soutenue par l’Égypte, qui entend renforcer sa coordination avec la Chine pour favoriser la désescalade et la stabilité régionale.
Photo : Xi Jinping et Abdel Fattah al-Sissi (Xinhua/Shen Hong)
Face à l’aggravation des tensions internationales et régionales, la Chine et l’Égypte veulent renforcer leur coopération et promouvoir une nouvelle approche de la sécurité au Moyen-Orient. Lors d’un entretien avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, Xi Jinping a défendu une vision fondée sur le dialogue, le développement, la souveraineté des États et le rôle central des Nations unies.
Le président chinois, également secrétaire général du Parti communiste chinois, a rappelé les liens historiques entre les deux pays. L’Égypte fut, en 1956, le premier pays arabe et africain à établir des relations diplomatiques avec la République populaire de Chine. Xi Jinping a souligné que leurs dirigeants de l’époque avaient mené ensemble les combats pour l’indépendance nationale et contre l’impérialisme et le colonialisme.
Cette histoire nourrit aujourd’hui un partenariat appelé à s’élargir. Pékin et Le Caire souhaitent approfondir leur coopération dans les infrastructures, l’électricité, l’agriculture et les télécommunications, mais aussi dans des secteurs d’avenir comme les énergies vertes, les véhicules électriques, l’aérospatial, l’économie numérique et les technologies agricoles modernes.
Sur la situation au Moyen-Orient que Xi Jinping a avancé une proposition en quatre points. Pour la Chine, la sécurité régionale doit d’abord être construite par les pays de la région eux-mêmes. Les populations du Moyen-Orient doivent « rester maîtres de leurs affaires » et les ingérences extérieures doivent être rejetées.
Pékin défend également une approche globale. Les différents conflits et foyers de tension étant étroitement liés, ils ne peuvent être traités séparément. Xi Jinping a notamment insisté sur le fait que la question palestinienne reste au cœur du problème du Moyen-Orient et ne doit ni être marginalisée ni oubliée.
Autre pilier de cette proposition : le développement. Pour le président chinois, une paix durable passe par la réduction des inégalités et la création de perspectives économiques. La Chine se dit prête à renforcer sa coopération avec les pays de la région, notamment pour sécuriser les voies maritimes internationales, développer les échanges et rapprocher les intérêts des différents États.
Enfin, la Chine appelle à renforcer la coordination internationale autour de la Charte des Nations unies et du droit international. Xi Jinping demande notamment aux puissances extérieures d’abandonner les « deux poids, deux mesures », de respecter la souveraineté et l’intégrité territoriale des États du Moyen-Orient et de soutenir le rôle des Nations unies.
Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a salué cette position chinoise, qu’il considère comme constante, objective et impartiale. L’Égypte entend poursuivre sa coordination avec Pékin afin de favoriser la désescalade, régler les conflits par des moyens politiques et rechercher une architecture régionale de sécurité.
Cette convergence entre les deux pays illustre la montée en puissance de coopérations entre États du Sud. Elle s’inscrit aussi dans les cadres des BRICS, de la coopération sino-arabe et de la coopération sino-africaine. Face à un ordre international marqué par les rivalités et les interventions extérieures, la Chine et l’Égypte mettent en avant une autre conception : dialogue politique, développement, souveraineté et multilatéralisme.
Source : Xinhua
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