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14 mai 2025, par

Xi Jinping a fait une visite d’Etat en Russie au cours de laquelle il a assisté aux cérémonies du 80e anniversaire de la victoire sur le Nazisme, en 1945. Si la sauvegarde de la mémoire est essentielle, l’acte politique à retenir à cette occasion est la signature d’une « déclaration commune sur l’approfondissement du partenariat stratégique global de coordination Chine-Russie pour une nouvelle ère ».
La fin d’une supercherie.
Les Etats-Unis et les Européens s’autoproclament les vainqueurs de la 2e guerre mondiale, après la capitulation des Japonais, suite au largage de 2 bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki, en août 1945. Si tel est le récit, alors la guerre a commencé en 1931 par l’invasion de la Chine par l’armée impériale du Japon. Elle s’est généralisée à partir de 1937, causant la mort de plus de 20 millions de Chinois.
A cette époque, des puissances européennes occupaient déjà de vastes territoires Chinoises, conquis après les guerres de l’opium infligées à la Chine. Aucune de ces puissances occupantes n’a combattu cette insolence japonaise. Objectivement, elles se sont partagé un pays étranger. Citons les Etats-Unis, la France, la Grande Bretagne, l’Allemagne, le Portugal etc. Quand, en 1939, l’armée allemande envahit ses voisins d’Europe, l’immunité accordée à l’armée impériale japonaise se transforma en un pacte militaire, soutenu par l’idéologie nazie-faciste.
Les vainqueurs auto-proclamés se sont accommodés de cette idéologie et ont recyclé de nombreux responsables. Un tribunal a bien été créé à Nuremberg pour juger quelques Nazis. Rien de tel n’existe pour juger les Fascistes japonais. Depuis 80 ans, les peuples d’Asie réclament justice et réparation. La responsabilité de cette hypocrisie en revient aux Européens qui refusent de reconnaître l’apport de l’URSS et de la Chine dans la défaite des fascistes. Pourquoi une telle attitude ?
La fin d’une ère.
Les Européens font remonter l’Histoire moderne à Christophe Colomb (1492) qui a ouvert la voie à la colonisation du monde et la barbarie. Ce récit ignore les exploits du célèbre navigateur et explorateur Zheng-He qui a visité les peuples, le long des côtes maritimes depuis la Chine jusqu’au Moyen Orient et l’Afrique de l’Est. Entre 1405 et 1433, il a dirigé 7 expéditions. La première comprenait 255 navires. Aucune guerre. D’origine musulmane, le célèbre amiral a même accompli un pèlerinage à la Mecque. Les Européens utilisaient leurs puissances pour détruire et occuper de vastes étendues. Les Chinois développent l’échange et la connaissance. En 1820, la Chine comptait encore près de 30% du PIB mondial. Les guerres européennes lancées contre la Chine pour l’obliger à ouvrir ses ports au commerce de l’opium et l’occuper durablement ont appauvri le pays. Le peuple se soulève en 1911. La révolution entraîne l’abdication du dernier empereur et l’avènement de la République de Chine, le 1er janvier 1912.
Peu enclin à ses changements de façade, un groupe de jeunes fait une analyse différente. Ils se réunissent à Shanghai, sous occupation française, et fondent le Parti communiste Chinois, en 1921. Ils sont 13 dont Mao. Pour échapper à la police, le premier Congrès aura lieu, clandestinement, en 2 endroits, à Shanghai, le 23 juillet et Jia-xing le 2 août 1921. Ils proclament l’avènement suprême d’une société communiste. Le parti comptait 57 adhérents. Il en compte 95 millions. Quand Mao proclame la République Populaire de Chine, le 1er octobre 1949, il change la Chine et pèse sur le destin du monde.
L’ère nouvelle.
Aujourd’hui, première économie mondiale, la Chine retrouve sa place d’il y a 2 siècles. Elle a éradiqué la pauvreté, un cadeau à son peuple, pour fêter le centenaire du Parti, en 2021. Désormais, elle vise la réalisation d’un monde « beau et prospère », en 2049. La signature d’un document stratégique entre les 2 grands voisins renforce la stabilité et la recherche de solutions pour la coopération entre les peuples, sur une base d’égalité. D’ici-là, les vainqueurs auto-proclamés de la 2e guerre mondiale vont essayer d’enrayer le processus de pacification. Peu importe les difficultés, c’est la perspective qui compte.
Ary YEE-CHONG-TCHI-KAN
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