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par le Dr Raymond Vergès

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Conseil de sécurité de l’ONU : l’Union africaine revendique 2 membres permanents avec droit de veto

L’Union africaine pour l’application du Consensus d’Ezulwini

lundi 26 septembre 2022


Deuxième orateur de l’Assemblée générale de l’ONU, le Président en exercice de l’Union africaine, Macky Sall, a rappelé la revendication d’une réforme du Conseil de sécurité de l’ONU afin de prendre en compte la réalité du monde actuel : que l’Union africaine ait droit à 2 sièges permanents avec droit de veto. Les Etats titulaires de ces sièges seront choisis par l’Union africaine, selon ses critères.


Photo d’archives UN Photo/Mark Garten

Le 20 septembre dernier, Macky Sall, président de la Côte d’Ivoire et président en exercice de l’Union africaine, a rappelé une revendication formulée depuis 2005 lors de la 7e session extraordinaire du Conseil exécutif de l’Union africaine. Cette revendication fait partie de la « Position commune africaine sur la reforme des Nations Unies : “Le Consensus d’Ezulwini” ».
Voici un extrait du discours du président de l’Union africaine :

« Près de quatre-vingts ans après la naissance du système des Nations Unies et des Institutions de Bretton Woods, il est temps d’instaurer une gouvernance mondiale plus juste, plus inclusive et plus adaptée aux réalités de notre temps.
Il est temps de vaincre les réticences et déconstruire les narratifs qui persistent à confiner l’Afrique à la marge des cercles décisionnels.
Il est temps de faire droit à la juste et légitime revendication africaine sur la réforme du Conseil de Sécurité, telle que reflétée dans le Consensus d’Ezulwini. »

Consensus d’Ezulwini

Voici ce que dit le Consensus d’Ezulwini à ce sujet, extrait de cette déclaration adoptée le 8 mars 2005 par le Conseil exécutif de l’Union africaine :

« Sur le Conseil de Sécurité, l’Union africaine :

Rappelant qu’en 1945, lorsque l’ONU a été créée, la plupart des États africains n’étaient pas représentés et qu’en 1963 lorsque la première réforme a eu lieu, l’Afrique était représentée mais n’était pas dans une position particulièrement forte ;

Convaincu qu’actuellement, l’Afrique est en mesure d’influencer les réformes actuelles des Nations Unies proposées en maintenant son unité de vues ;

Conscient du fait que la Déclaration de Harare a eu un impact remarquable sur la communauté internationale et dans le débat sur la réforme en cours du Conseil de Sécurité des Nations Unies, a adopté la position suivante :

1. L’objectif de l’Afrique est d’être pleinement représentée dans tous les organes de prise de décisions des Nations Unies particulièrement au Conseil de Sécurité qui est le principal organe de prise de décision des Nations Unies pour les questions liées à la paix et à la sécurité internationales ;

2. La pleine représentation de l’Afrique au Conseil de Sécurité signifie :
i) Au moins deux sièges permanents avec tous les privilèges et prérogatives des membres permanents y compris le droit de veto ;
ii) Cinq sièges non permanents.

3. A cet égard, même si l’Afrique s’oppose en principe au maintien du droit de veto, elle pense que c’est une question de justice pour tous et que tant qu’il existera, il doit être accordé à tous les membres permanents, anciens et nouveaux ;

4. L’Union africaine sera responsable de la sélection des représentants de l’Afrique au Conseil de Sécurité ;

5. Les critères de sélection des membres africains du Conseil de Sécurité sont des questions internes qui sont du ressort de l’Union africaine et qui prendront en compte la nature et la capacité de représentation des pays choisis »


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