Monde

Création d’un Institut africain du Prix mondial de l’alimentation

Développement durable

Témoignages.re / 26 octobre 2017

La Fondation pour le Prix mondial de l’alimentation et le président de la Banque africaine de développement (BAD), Akinwumi Adesina, lauréat 2017, ont créé un Institut africain éponyme dudit Prix pour soutenir de jeunes agripreneurs.

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« L’Institut africain du Prix mondial de l’alimentation soutiendra de jeunes agripreneurs qui seront des boursiers Borlaug-Adesina. Ce qui va nous permettre de perpétuer l’héritage de Norman Borlaug qui est d’apporter aux agriculteurs les technologies agricoles et la philosophie qui est la mienne de promouvoir à consacrer l’agriculture en tant qu’activité entrepreneuriale », a déclaré le président Adesina dans un discours, le 20 octobre à Des Moines, dans l’Etat de l’Iowa, aux Etats-unis, dans le cadre du Symposium du Dialogue de Borlaug qui est le point d’orgue de la remise du Prix mondial de l’alimentation.

Après la remise du Prix, M. Adesina avait annoncé sa décision de consacrer la récompense en numéraires de 250 mille dollars à la création d’un fonds entièrement dédié à financer les jeunes agriculteurs et agripreneurs qui s’emploient à nourrir l’Afrique.

D’autres donateurs ont exprimé leur volonté de mieux soutenir ce projet du lauréat 2017. Ainsi, John M. Harrington III de la Sheffield Corporation a promis d’allouer 250 mille dollars de plus au fonds, tandis que John Ruan III, président de la Fondation pour le Prix mondial de l’alimentation, s’est engagé, quant à lui, à verser 100 mille dollars. Ce qui porte à 600 mille dollars, le montant désormais affecté au nouveau fonds que veut créer le président Adesina pour développer le potentiel des jeunes Africains dans l’agriculture et les entreprises agricoles.

« Les jeunes d’Afrique sont l’avenir du continent et je leur garantis mon plein soutien », a ajouté le président de la Bad.

Dans son discours, intitulé ’La voie de l’Afrique pour se sortir de la pauvreté », M. Adesina a expliqué les raisons pour lesquelles l’Afrique a besoin que davantage de gens, plus jeunes et mieux éduqués, s’engagent dans le secteur agricole pour prospérer. « Ils vont se lancer dans l’agriculture comme dans une entreprise. Ils vont rendre l’agriculture “tendance“. Je suis convaincu que les futurs millionnaires et milliardaires en Afrique viendront du secteur agricole », a-t-il assuré.