Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
6 juin, parIEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
D’après le secrétaire général des Nations Unies
6 août 2004

L’ONU maintiendra la pression sur le gouvernement de Khartoum jusqu’à ce qu’il honore ses engagements à désarmer les milices qui opèrent dans la tumultueuse région du Darfour, dans l’Ouest du Soudan, et rétablisse la sécurité afin que les 1,2 million de déplacés internes se sentent hors de danger pour le retour dans leurs localités respectives, a déclaré mercredi, son secrétaire général, Kofi Annan.
Des progrès ont été enregistrés dans l’accès de l’assistance humanitaire au Darfour, une région reculée, mais il reste au gouvernement de Khartoum "beaucoup à faire" pour renforcer la sécurité des déplacés internes qui se sont regroupés dans plus de 100 camps de fortune à travers la région, a indiqué Kofi Annan à la presse après avoir fait le point de sa récente visite africaine au Conseil de sécurité.
Il a souligné que la résolution prise la semaine dernière par cette instance de l’ONU enjoint aux autorités soudanaises à honorer leurs engagements. "Ils devraient pouvoir prendre des mesures pour calmer la situation, mettre fin aux attaques, protéger les populations et poursuivre le désarmement", a ajouté le responsable de l’ONU, qui a prévenu qu’il ne devrait y avoir "ni confusion ni excuses" (à ce sujet). Le Conseil de sécurité a donné 30 jours au gouvernement de Khartoum pour entreprendre des actions conformément engagements ou à subir de possibles sanctions. "Le Conseil a clairement indiqué que s’ils ne tiennent pas leurs engagements, il y aura des conséquences, et j’espère que s’ils ne tiennent pas leurs engagements, les membres du Conseil seront prêts à agir", a-t-il dit.
Kofi Annan a également révélé l’extension, par l’Union africaine, de la force qu’elle entend déployer au Darfour pour superviser cette crise. Cette initiative, a noté Kofi Annan, est en train d’avoir "un impact" positif qui pourrait dissuader les Djandjawids et autres milices de lancer encore des attaques sur les civils. Il a souligné que les larges mouvements de protestation observés mercredi à Khartoum n’étaient pas surprenants, ajoutant : "Parfois les gouvernements se servent des manifestations pour mettre la pression sur l’ONU et envoyer un signal à la communauté internationale". Par ailleurs, il a relevé que le gouvernement soudanais "doit également se savoir responsable de la protection du personnel et des infrastructures de l’ONU".
Outre le grand nombre de déplacés internes, quelque 200.000 Soudanais se sont réfugiés au Tchad voisin pour fuir les affrontements dans le Darfour.
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