Monde

Défaite cuissante pour Theresa May

Témoignages.re / 17 janvier 2019

Le parlement britannique a rejeté à une majorité écrasante l’accord sur le Brexit, compliquant davantage la sortie du Royaume Uni de l’Union européenne (UE), prévue pour le 29 mars.

Les députés ont voté le rejet de cette proposition par 432 voix contre 202 voix en faveur de l’accord négocié par le gouvernement britannique avec l’UE à l’issue d’un débat de cinq jours. La Première ministre, Theresa May, dispose de trois jours pour proposer au parlement un éventuel "plan B".

Le chef du Parti travailliste britannique, Jeremy Corbyn, avait soumis une motion de défiance contre le gouvernement à l’issue de cette défaite du gouvernement. Cette motion a été repoussée par 325 votes contre 306 à la Chambre des communes. Le gouvernement britannique n’a survécu qu’avec une marge de 19 votes.

"La décision prise définira l’avenir du Royaume-Uni pour les décennies à venir", a déclaré Theresa May dans un plaidoyer de dernière minute avant ce vote. Pourtant avant le vote principal, les députés ont rejeté une proposition d’amendement soumise par le député conservateur John Barron.

Cet amendement visait à donner au gouvernement britannique le droit de mettre fin au dispositif de "backstop" pour l’Irlande du Nord sans l’aval de l’UE. Il a été rejeté par 600 voix contre 24. L’Union européenne souhaitait inclure ce dispositif de "backstop" dans l’accord sur le Brexit conclu avec Theresa May, poussant un grand nombre de députés à le rejeter.

Le président du Conseil européen Donald Tusk a appelé à une "solution positive" après le rejet de l’accord sur le Brexit par les députés britanniques. "Si un accord est impossible, et que personne ne veut un non-accord, alors qui aura finalement le courage de dire quelle est la seule solution positive ?", a déclaré ce dernier.

De son côté, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a appelé le Royaume-Uni "à clarifier ses intentions dès que possible. Le temps est presque écoulé".