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5ème sommet de l’Union africaine
5 juillet 2005

Alors qu’en Écosse, les dirigeants de huit pays se réunissent dans un sommet qui focalise l’attention des médias, hier s’est ouvert en Libye le cinquième sommet de l’Union africaine, organisation internationale qui rassemble les pays de notre région qui cherchent à définir une position commune pour que le continent africain puisse tenir sa place et faire entendre ses propositions dans la réforme de l’Organisation des Nations Unies.
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Le cinquième sommet de l’Union africaine, qui s’est ouvert hier à Syrte en Libye, la ville natale du colonel Mouammar Kadhafi, a été saisi de 58 projets de décision, deux projets de déclaration et d’une résolution, rédigés ces trois derniers jours par le Conseil exécutif préparatoire de la Conférence des chefs d’État.
Ces textes examinés les uns après les autres, puis approuvés tard dans la nuit du dimanche, par les ministres africains des Affaires étrangères, embrassent presque tout le champ de l’activité diplomatique, économique, sociale et culturelle du continent. Ils sont marqués cependant, par une nette prédominance des questions institutionnelles, administratives et budgétaires et des mécanismes de suivi de décisions déjà prises ou de conférences organisées ou programmées, en Afrique ou pour son compte.
Une position commune au continent
Le projet de résolution soumis à l’appréciation préalable des chefs d’État, a été élaboré à Syrte, comme une position africaine de négociation, en perspective de la réforme attendue des organes décisionnels et du fonctionnement du système des Nations Unies. Ce projet de résolution que l’Afrique ambitionne de faire endosser à l’Assemblée générale des Nations Unies, définit ce que devraient être les positions de négociation du continent.
L’une des deux déclarations soumises hier aux chefs d’État, fixe à ce propos le seuil en dessous duquel le continent ne saurait descendre, dans la perspective des pourparlers avec les autres régions du monde, en vue de réformer le système des Nations Unies. La seconde déclaration, également relative aux relations entre l’Afrique et l’ONU, porte sur l’évaluation de la réalisation dans les pays membres de l’UA, des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD).
Nouveau barème de contribution
La moitié des autres projets de décision soumis à l’approbation du sommet de Syrte, est relative au vécu administratif, budgétaire et financier de l’Union. Ces projets de décision vont de la définition d’un nouveau barème de contribution faisant reposer sur la Libye, l’Afrique du Sud, le Nigeria, l’Algérie et l’Égypte, puissances financières du continent, 65% du budget ordinaire de l’Union, à l’élection ou la nomination de membres du conseil de vérification interne et de la Commission africaine des droits de l’Homme ou du comité d’experts africains pour les droits de l’enfant.
Des dossiers à caractère économique, social et culturel devant faire l’objet d’une décision au plus haut niveau politique africain, ont été également préparés par les ministres et directement portés à l’appréciation des chefs d’État. Ils portent sur l’autorisation d’institutionnaliser la Conférence des ministres africains de l’Économie et des Finances et la fusion entre la Cour africaine des droits de l’Homme et la Cour de justice de l’Union africaine.
La réponse africaine au rapport Blair et à ses propositions, et l’engagement solennel des États membres à inscrire la drépanocytose sur la liste des priorités en matière de Santé publique dans chaque État, sont également au nombre des dossiers préparés le week-end dernier, pour le compte du Sommet de Syrte.
Sept interventions prévues pour l’ouverture
C’est une séance marathon de plus d’une demi-douzaine de discours de hautes personnalités africaines et étrangères qui devait marquer, hier matin, la séance solennelle d’ouverture du cinquième sommet ordinaire de l’Union africaine.
Premier à prendre la parole, le Colonel Mouammar Kadhafi, dont le pays accueille pour la première fois un sommet ordinaire de l’organisation panafricaine, n’en entendrait pas moins donner un coup d’accélérateur au processus d’intégration du genre de ceux qui ont inspiré depuis le 9-9-99 (9 septembre 1999), les sommets extraordinaires convoqués à ce jour à son initiative, dans sa ville natale de Syrte. Ce discours de bienvenue du pays hôte, devait être suivi, selon le programme préparé la veille par les ministres africains des Affaires étrangères, par une esquisse de bilan d’activités présenté devant la conférence par le président de la Commission, le Malien Alpha Oumar Konaré.
Des hôtes étrangers tels que Amr Moussa, secrétaire général de la Ligue arabe, José Manuel Baroso, président de la Commission de l’Union européenne, Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne et Kofi Annan, le secrétaire général des Nations Unies, s’adresseront également à l’assistance pendant cette séance. Cet exercice oratoire interafricain d’une part, entre l’Afrique et ses partenaires de l’autre, devrait être clôturé, selon le programme élaboré la veille par le Conseil exécutif, par l’intervention d’Olusegun Obasanjo, chef de l’État nigérian et président en exercice de l’UA, jusqu’au sixième sommet d’Addis Abeba, en janvier 2006.
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