Première rencontre publique : la Conférence de presse du 4 septembre 1996 sur le réchauffement climatique et ses conséquences pour La Réunion
5 septembre, par2016-2026 : 10e anniversaire de la disparition de Paul Vergès.
T.I.C.
Bientôt une conférence internationale sur l’enseignement ouvert et en ligne
12 mars 2003

Comment les Technologies de l’’Information et de la Communication (T.I.C.) peuvent-elles être appliquées à l’enseignement ? Telle est la question soulevée avant-hier durant la conférence de presse organisée par l’Université de La Réunion. L’E-formation (enseignement à distance par internet) et les relations internationales ont été évoquées à travers l’exemple de partenariat entre les universités de Maurice et de La Réunion.
Bernard Bonnet, vice-président de l’Université de La Réunion, chargé des relations internationales, a d’abord rappelé l’engagement et la mobilisation de l’université dans le domaine des TIC : « il faut développer les axes pédagogiques d’enseignement à distance pour résoudre le problème de la distance dans notre île et l’offrir à des clientèles étrangères. Nous voulons tisser une toile universitaire d’ingénierie en contact avec l’établissement universitaire ».
Cette ambition est celle du quinquennat du président Frédéric Cadet qui souhaite, selon Bernard Bonnet « un enseignement de plus en plus axé vers les entreprises, apportant aux étudiants un savoir-faire et un savoir-être ». Premier exemple de partenariat sur cette toile, La Réunion et Maurice ont la possibilité de travailler ensemble à distance, ce qui serait - pour reprendre l’expression du vice-président - « une révolution dans notre mode de vie ».
Directeur du Centre Virtuel des Technologies Innovantes de Maurice, Alain Senteni était présent avant-hier lors de la rencontre avec la presse. Il est aussi président du comité de programme de la Conférence internationale sur l’enseignement ouvert et en ligne (qui aura lieu du 7 au 13 décembre 2003 à l’Université de Maurice). Il confiait qu’internet doit nous permettre de « redessiner un territoire océan Indien, tout en valorisant l’identité, la culture de chaque pays, l’intérêt du virtuel est d’offrir un espace où nous pourrons construire cet archipel ».
L’enjeu principal est pour lui « d’impliquer la technologie dans une culture donnée ; innovation technologique doit rimer avec innovation sociale : les gens doivent avoir envie de s’en servir, d’utiliser les technologies, c’est un amplificateur ». L’être humain et son épanouissement doivent être au cœur de cette approche.
Il annonçait que « Maurice entame une politique d’ouverture et d’innovation en restructurant son université pour répondre aux besoins du pays dans l’économie du savoir. Ce développement se fait à l’intérieur et à l’extérieur de l’université, avec la collaboration et la coopération du secteur privé et des partenaires internationaux ». Dans cette perspective, une approche créative de l’éducation favorisant flexibilité, autonomie et accès au savoir pour tous, tout au long de la vie, est envisagée.
Pour Alain Senteni : « Nous sommes dans des sociétés qui ont des systèmes hérités de l’époque coloniale ; les NTIC doivent permettre aux peuples de se prendre en main et de devenir plus responsables. Nous devons devenir producteurs de savoir plutôt que simples consommateurs interactifs. Il nous faut concilier ancrage culturel et ouverture sur le monde ».
Plusieurs projets ont été réalisés ou sont en cours de réalisation : un cd-rom sur l’Histoire de Maurice, un autre sur le village de Pamplemousse, sur le patrimoine à Port-Louis, l’aventure du sucre, les plantes endémiques... Le campus virtuel mauricien propose des cours concernant le textile, la géométrie, la flore, la gestion des zones côtières, le Droit... À titre d’exemple, le cours d’initiation à la technologie (Computer Proficiery Programme (CPP) est suivi par 800 étudiants par semestre. Sa version allégée, non-diplômante, a permis de former 5.000 personnes.
Selon Alain Senteni, « il y a un noyau scientifique plus pointu à La Réunion et une approche de facilité de diffusion de communication à Maurice. Les petits pays comme les nôtres ne peuvent entrer en compétition avec des pays comme l’Inde. Nous devons ensemble trouver des positionnements spécifiques ».
L’ambition mauricienne est de créer un Centre multilingue de Consultation, (formation, ressources, technologique et services éducatifs) pour rendre visible le travail des scientifiques, pouvoir augmenter le contenu de connaissance de tout citoyen internaute. C’est l’objet de la conférence de décembre organisée avec l’université de La Réunion : faire venir des spécialistes mondiaux, créer des conditions pour faire émerger un partenariat, des projets, concilier l’e-recheche et l’e-formation.
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