Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
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Reportage
Carnets de route en Afrique
5 janvier 2004

Nathalie Lecomte et José Moreau sont partis à la découverte du Botswana au Zimbabwé en septembre dernier. Un voyage riche en sensations dont ils nous livrent le récit en texte et en images.
Notre périple a duré 2 semaines de fin septembre à début octobre, ce qui correspond à la fin de la saison sèche.
Arrivés à Johannesburg, nous prenons possession d’un 4x4 intégralement équipé (eau, réservoir d’essence supplémentaire, tente de toit etc…) et nous voilà partis pour découvrir le Botswana en le traversant du Sud au Nord par les réserves nationales en circulant sur les pistes ensablées.
La réserve centrale du Kalahari est une zone semi désertique que l’on peut traverser en 4 jours ininterrompus de pistes très ensablées et peu fréquentées (compter 4 à 5 ensablages costauds quand même !) qui s’étendent sur plus de 1.000 km.
Évidemment, il faut prévoir le ravitaillement en conséquence.
C’est la plus grande réserve d’animaux au monde à ce jour (grande comme la Belgique et les Pays-Bas réunis), dans un pays totalement dédié à la préservation de la faune sauvage de l’Afrique australe (pour combien de temps encore ?). On ne peut pas rester indifférent à la rencontre, au détour d’une piste, avec des lions, de superbes herbivores dans leur milieu naturel.
À cette époque de grande chaleur (40°), les animaux restent à l’ombre des quelques arbres en attendant le moment d’aller boire aux rares points d’eau en fin de journée.
En avançant vers le Nord, la végétation évolue et l’immense savane asséchée se transforme alors en une spectaculaire plaine aride, dont le nom évocateur ne trompe pas les rares impalas occupants des lieux : la vallée de la Déception. Elle est caractérisée par les pans, sorte de marais asséchés craquelés par les morsures du soleil brûlant. De temps à autre, un arbre se trouve planté là comme un miracle de la nature.
Un arrêt à Maun, la plaque tournante des ravitaillements, et nous voilà repartis plus au Nord encore. Nous longeons le Delta de l’Okawongo qui abrite la Réserve de Morémi, paradis, entre-autres, de milliers d’éléphants qui bénéficient de l’humidité ambiante et donc de l’abondance de végétation.
En route vers le Zimbabwe (tout au Nord), la traversée de la réserve de Chobe nous offre encore un autre spectacle tout aussi magnifique et nous conduit à la frontière zimbabwéenne, dans le parc national de Hwange, où nous comptons bien retrouver Marion, qui y étudie l’impact écologique des herbivores sur la région.
La saison sèche a fait son office et la végétation est ravagée par les éléphants. On se demande comment survivent les animaux et la pluie salvatrice se fait toujours attendre. Le premier orage de la saison éclatera finalement le dernier jour, sur la route du retour vers Johannesburg.
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