Un triple anniversaire de portée mondiale
18 juillet, par4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
Le représentant de Trump voulait imposer une capitulation sans condition à l’Iran qui résiste à l’armée des USA
13 avril, par

Les négociations entre les États-Unis et l’Iran à Islamabad ont échoué après 21 heures de discussions. JD Vance, numéro 2 du régime aux USA, accuse Téhéran d’avoir refusé la proposition 100 % US, tandis que Mohammad Baqer Ghalibaf, président du Parlement iranien, dénonce un manque de confiance. Les désaccords portent sur le nucléaire, la sécurité régionale et un cessez-le-feu, sur fond de tensions persistantes au Moyen-Orient.
Photo : pendant les négociations, deux navires de guerre US ont forcé le passage du détroit d’Ormuz contrôlé pacifiquement par l’Iran.
Les négociations à haut risque entre les États-Unis et l’Iran, tenues dans la capitale pakistanaise, se sont soldées par un échec après plus de 21 heures d’échanges intensifs. Le vice-président américain JD Vance a déclaré que Téhéran avait refusé d’accepter ce qu’il a qualifié d’« offre finale et optimale » présentée par Washington, mettant ainsi fin à une tentative de rapprochement diplomatique suivie de près par la communauté internationale.
Du côté iranien, le président du Parlement Mohammad Baqer Ghalibaf a affirmé que sa délégation avait proposé des initiatives « tournées vers l’avenir », tout en reprochant aux États-Unis de ne pas avoir su instaurer un climat de confiance. Cette divergence fondamentale semble avoir empêché tout compromis, malgré la médiation active du Pakistan.
Le ministère iranien des Affaires étrangères, par la voix de son porte-parole Esmaeil Baghaei, a relativisé cet échec en soulignant qu’aucune des parties ne s’attendait à parvenir à un accord en une seule session. Il a également insisté sur la poursuite des contacts diplomatiques, notamment avec Islamabad et d’autres partenaires régionaux.
Selon des analyses relayées depuis Téhéran, notamment par des correspondants internationaux, les discussions ont dépassé le cadre traditionnel du dossier nucléaire. Si, auparavant, les négociations portaient principalement sur l’enrichissement d’uranium et les stocks sensibles, cette nouvelle phase a intégré des enjeux plus larges : sécurité régionale, contrôle stratégique du détroit d’Ormuz, levée des sanctions et restitution des avoirs iraniens gelés dans d’autres pays.
L’Iran aurait également proposé des réparations de guerre ainsi qu’un cessez-le-feu global incluant le Liban. Toutefois, cette demande se heurte à l’opposition d’Israël, principal allié de Washington. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a clairement indiqué que les agressions militaires en cours ne prendraient pas fin, notamment contre les Libanais.
Sur le terrain, les tensions restent vives. Des bombardements israéliens dans le sud du Liban ont causé la mort d’au moins 13 personnes, illustrant la fragilité de toute tentative de désescalade. Par ailleurs, Téhéran a mis en garde contre toute présence militaire étrangère dans le détroit d’Ormuz, zone stratégique pour le commerce mondial du pétrole.
Enfin, le bilan humain du conflit reste lourd. Selon Organisation iranienne de médecine légale, plus de 3 300 personnes ont été identifiées parmi les victimes des tapis de bombes largués par les bombardiers des États-Unis et d’Israël, dont près de 500 femmes.
M.M.
4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
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