Crise de l’eau : alerte générale à La Réunion
6 août, par180 litres d’eau par jour par personne : droit dans le mur
Conséquence de deux saisons des pluies insuffisantes en précipitations
3 juillet 2017

Des communautés entières ont perdu leur bétail et se regroupent dans des camps informels où les distributions de nourriture sont aujourd’hui insuffisantes.
Présentes dans la zone de Doolo en région Somali, les équipes de Médecins Sans Frontières (MSF) ont pris en charge dix fois plus d’enfants sévèrement malnutris que l’an dernier à la même époque. Des communautés entières ont perdu leur bétail et se regroupent dans des camps informels où les distributions de nourriture sont aujourd’hui insuffisantes.
Dans la zone de Doolo, les MSF en collaboration avec les autorités sanitaires éthiopiennes, ont mis en place 27 centres nutritionnels ambulatoires et quatre unités d’hospitalisation et de soins nutritionnels intensifs pour les enfants de moins de cinq ans souffrant de malnutrition aiguë sévère. À Danod, Leyel-Yucub, Wardher, Galadi et Daratole, les équipes MSF ont ainsi pris en charge 6 136 enfants depuis le mois de janvier, soit dix fois plus qu’en 2016, avec 491 enfants pris en charge pour la même période. « En dix ans de présence dans cette zone, les équipes MSF n’avaient jamais pris en charge un nombre d’enfants malnutris aussi important », précise Saskia van der Kam, spécialiste de la malnutrition à MSF.
Pendant les seules deux premières semaines de juin, 322 enfants sévèrement malnutris ont été hospitalisés pour des soins intensifs. Les équipes MSF présentes sur place rapportent que 67 d’entre eux sont décédés. Ce chiffre a été soumis pour vérification au Regional Health Bureau local et au Nutrition Cluster.
Après deux saisons des pluies insuffisantes dans la région, de nombreuses familles ont perdu leur bétail. Elles se sont installées dans des camps informels, où elles n’ont pas assez de nourriture et d’eau potable pour survivre.
« Nos équipes voient des communautés entières qui ont perdu tout leur bétail et n’ont plus accès au lait, explique Karline Kleijer, responsable des programmes d’urgence à MSF. En perdant leurs animaux, elles ont perdu leurs sources de revenus et leurs moyens de transport. Les gens viennent frapper à nos portes pour demander de la nourriture ».
La population affectée est aujourd’hui entièrement dépendante de l’aide extérieure pour sa survie. Mais l’aide alimentaire fournie par le gouvernement, les autorités régionales et le Programme Alimentaire Mondial (PAM) est trop erratique et limitée pour répondre aux besoins.
« La dernière semaine de mai, la distribution de rations cuisinées a été arrêtée et la distribution mensuelle de denrées alimentaires a été retardée, laissant ce grand nombre de personnes sans nourriture », poursuit Karline Kleijer.
MSF appelle les bailleurs de fonds et les acteurs humanitaires, et notamment le PAM, à une mobilisation accrue de l’aide alimentaire et prévoit d’étendre sa réponse d’urgence dans d’autres zones, dont celles de Jarar et Nogob.
180 litres d’eau par jour par personne : droit dans le mur
Mézami, néna inn-dé zour in bone surpriz téi atann bann zékoutèr la promyèr radio nout péi. Apré shak zoinal parlé, la fé la météo… konm dabitid (…)
In kozman pou la rout
Réaliser en dix ans des progrès qui auraient nécessité un siècle
L’île-fracture : l’aménagement en question (3/5)
Alerte lancée par le Programme alimentaire mondial
Mézami so matin l’ariv amwin d’ékoute in radio épi toudinkou in sobatkoz la pété. Rant sak i di mourong sé in bon nouritir é sak i di sa lé nil (…)
Impact de conflits lointains dans un pays insulaire dépendant de lointaines importations
Combattre les causes du chômage de masse
Alliance entre Paris et Tereos pour exploiter au maximum les planteurs en recourant à l’argent public pour acheter la paix sociale ?
Derrière les fuites dans les réseaux, des choix politiques
Accélération de la crise du système néocolonial