Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
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Économie
Avec la C.O.I. et l’Union européenne
21 novembre 2003

Le 20 novembre, la Commission de l’océan Indien et l’Union européenne signent une convention de financement pour un projet de coopération régionale en matière de surveillance des pêches. Ce "projet pilote régional de surveillance, contrôle et suivi des grands pélagiques migrateurs" va durer trois ans et nécessite un financement de 5 millions 278.997 euros. L’Union européenne le finance à hauteur de 3 millions 324.413 euros, soit 63% du total.
C’est cette participation financière qui a fait l’objet de la convention signée entre Juan Carlos Rey, délégué de la Commission européenne à Maurice, et Wilfrid Bertile, secrétaire général de la Commission de l’océan Indien, au siège de l’organisation à Quatre-Bornes.
Le financement demandé aux États membres de la COI (Comores, Madagascar, Maurice, Seychelles et France/Réunion) s’élève à 1 millions 954.584 euros, dont 1 million 111.320 euros pour La Réunion. Cette participation de La Réunion a fait l’objet d’un protocole financier entre La Réunion et la Commission de l’océan Indien en avril dernier.
La pêche, dans le Sud-Ouest de l’océan Indien est une activité importante pour les populations en raison de l’extension de la pêche artisanale (50% des captures totales), pour les pays compte tenu de la part des produits halieutiques dans certaines économies, et pour l’Union européenne dont les flottilles constituent l’essentiel des pêches industrielles dans la zone. Au total, entre 1 et 1,2 millions de tonnes de thons et d’espadons sont pêchées chaque année dans l’ensemble de l’océan Indien, soit près du quart des captures mondiales des espèces concernées.
La pêche illégale concernerait près de 50% des flottilles thonières palangrières. Des inquiétudes commencent à se faire jour en raison de la surexploitation de certains stocks. Le projet mise sur une coopération régionale en matière de surveillance des pêches. Les législations nationales seront harmonisées. Les navires détenant une licence de pêche seront équipées de balises satellitaires. Les informations recueillies transiteront par des stations terrestres situées dans chacun des pays et seront centralisées et analysées par la Commission thonière de l’océan Indien située aux Seychelles, qui a en charge le suivi des activités de pêches dans l’océan Indien.
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