Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
6 juin, parIEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
René Junker
13 mai 2005

(page 4)
Confronté au 448 articles denses, complexes, rédigés dans ce style poétique cher à nos juristes, le citoyen lambda, conscient de ses responsabilités, soucieux d’exercer son devoir électoral en toute connaissance de cause, se met respectueusement à l’écoute des innombrables experts en droit, en économie et en politique qui analysent, décortiquent, vaticinent et endoctrinent.
Dans ce capharnaüm complaisamment médiatisé, les invectives, les noms d’oiseaux, les rodomontades, les gestuelles agressives, condescendantes ou méprisantes étouffent toute velléité de pédagogie et occultent les quelques analyses pertinentes des partisans du “non” comme de ceux du “oui”.
La palme revient à nos spécialistes du droit. Il est vrai que la matière s’y prête, c’est même son vice congénital. Les concepteurs du TCE n’y ont pas échappé. Chacun des articles donne à nos savants juristes la possibilité de défendre avec talent et conviction tout et son contraire. Et ce n’est qu’un début, une mise en bouche, attendons les jurisprudences qui découleront inévitablement des nombreux compromis, des mariages entre carpe et lapin qui ont précédé le long et douloureux accouchement de chaque article.
Le malheureux lecteur, auditeur ou téléspectateur n’a que l’embarras du choix pour se plonger et se noyer dans le catalogue de la Redoute des analyses, commentaires et recommandations aussi péremptoires que contradictoires.
Les experts en économie ont du mal à être aussi performants. Leur matière, il est vrai, est moins abstraite, moins intellectualisée. Le poids des événements et la réalité quotidienne viennent souvent impitoyablement atomiser en vol leurs analyses et prévisions les plus élaborées.
Les propositions indécentes du patronat, la litanie des délocalisations, l’accroissement du chômage, les frasques des géants financiers, économiques et politiques rendent tragiquement dérisoires les promesses et les réalisations de l’Europe actuelle et font douter de l’efficacité de l’Europe de demain concoctée par les concepteurs du TCE.
Quant à nos politiques, le citoyen lambda reste admirativement pantois devant leurs amnésies passagères ou prolongées, leur pédagogie à géométrie variable, leurs enfantements terriblement contradictoires.
Que croire et qui croire ? Le TCE apporte-t-il un plus social grâce à la pugnacité des socialistes français et de leurs alliés européens ? Le TCE est-il libéral et immunisé contre les acquis sociaux à la française comme l’écrivent et le proclament sans complexes Tony Blair (son livre blanc mérite d’être lu), mais aussi le ministre des Finances, l’Allemand Schroeder et nombre de commissaires européens ?
Dans cette cacophonie, pour éviter le recours à un disciple de Freud, seul un “non” au TCE donnera aux citoyens lambdas le temps de l’analyse, de la digestion et, une fois n’est pas coutume, de l’exercice raisonné et raisonnable de ses droits démocratiques.
L’Europe et la France survivront pour le plus grand bonheur de leurs peuples.
IEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
Mézami pou sak la viv lontan dann nout péi La Rényon-dizon pou sak la konète la loi disnèf mars 1946 kan l’arivé, zot téi panss sirman la fain (…)
Plusieurs millions de personnes supplémentaires en insécurité alimentaire
Vote unanime d’une loi à l’Assemblée nationale à Paris
IEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient » Économie réunionnaise : le calme avant la tempête Kansa (…)
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture