Un triple anniversaire de portée mondiale
18 juillet, par4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
A quand la fin de l’impunité de la tête de pont des Occidentaux au Moyen-Orient ?
17 septembre 2025, par

C’est une première historique : une enquête des Nations unies conclut que l’État d’Israël mène un génocide à Gaza. Après près de deux ans de guerre, la vérité éclate enfin au grand jour. Navi Pillay, présidente de la Commission d’enquête indépendante de l’ONU sur le Territoire palestinien occupé, a désigné nommément les responsables, chef d’Israël : Benjamin Netanyahu, Premier ministre, Yoav Gallant, ancien ministre de la Défense, et Isaac Herzog, président d’Israël.
Leur crime ? Avoir donné les ordres, tenu les discours et mis en œuvre une politique visant à « détruire, en tout ou en partie, les Palestiniens de Gaza ». L’ONU parle de « preuves circonstancielles » qui attestent de cette volonté exterminatrice. L’intention génocidaire n’est plus niée, elle est désormais actée.
Cette reconnaissance officielle est un tournant. Car depuis octobre 2023, le peuple palestinien endure l’inimaginable : bombardements massifs, destructions systématiques d’hôpitaux, de logements, de réseaux d’eau et d’électricité, famine organisée, déplacements forcés. Tout cela n’était pas le résultat d’« erreurs militaires », mais bien d’une stratégie délibérée.
Aujourd’hui, ce n’est plus la parole des victimes contre celle d’un État colonial soutenu par les puissances occidentales : c’est l’ONU qui affirme que l’État d’Israël commet un génocide. Cette vérité impose des conséquences. Car le droit international est clair : le crime de génocide est imprescriptible. Ceux qui l’ordonnent doivent rendre des comptes, et ceux qui l’arment, le financent ou le couvrent en sont complices.
Face à cette déclaration, l’heure n’est plus aux demi-mesures ni aux silences complices. Les peuples du monde, et en particulier les mouvements de solidarité, doivent exiger des sanctions, l’arrêt des livraisons d’armes, et la comparution des dirigeants israéliens devant la justice internationale.
À Gaza, c’est l’humanité elle-même qui est visée. Reconnaître le génocide n’est qu’un premier pas. L’urgence, désormais, c’est d’y mettre fin.
M.M.
4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
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