Débat sur une guerre coloniale

Gaza : le Conseil de sécurité se réunit en urgence sur le plan des colonialistes israéliens

11 août 2025, par Manuel Marchal

Le Conseil de sécurité des Nations Unies s’est réuni ce 8 août en urgence pour examiner le projet des colonialistes israéliens visant à ce que l’armée coloniale prennent le contrôle de Gaza , territoire déjà ravagé par des mois de guerre et où vivent majoritairement des réfugiés palestiniens, chassés de leurs foyers lors de la création d’un État juif en Palestine.
Photo UN Photo/Manuel Elías

Crise humanitaire aggravée

La session, demandée par les membres européens du Conseil (Danemark, France, Grèce, Slovénie, Royaume-Uni), a été ouverte par les exposés de Miroslav Jenča (ONU) et Ramesh Rajasingham (OCHA). Tous deux ont averti qu’une opération militaire de contrôle total risquerait d’intensifier la catastrophe humanitaire déjà en cours à Gaza, où plus de 2 millions de personnes — pour la plupart issues de familles déplacées lors de la création d’un État juif en Palestine — vivent sous blocus.

condamnations fermes

La Slovénie a dénoncé la famine « en train de se dérouler sous nos yeux » et réclamé un accès humanitaire immédiat.
La Grèce a prévenu que tout déplacement forcé constituerait « une grave violation du droit international » et compromettrait toute solution politique.
Le Royaume-Uni a rappelé que la création d’un État palestinien reste essentielle à la sécurité à long terme d’Israël.
La Somalie et la Sierra Leone ont rappelé l’obligation pour Israël de respecter l’ordonnance de la Cour internationale de Justice visant à prévenir tout acte de génocide.

Divergences irréconciliables

Le représentant palestinien a appelé à « mettre fin à l’occupation et aux souffrances », soulignant que la majorité des habitants de Gaza sont des descendants de réfugiés privés de leur terre et de leur droit au retour depuis 77 ans.
De son côté, la délégation israélienne a accusé le Hamas d’atrocités, affirmant que l’organisation détourne l’aide humanitaire.

Une autre crise sur la table : la Syrie

À l’issue des échanges sur Gaza, les membres du Conseil ont tenu une session distincte pour adopter une déclaration présidentielle sur la Syrie, appelant à la désescalade, au respect du droit humanitaire et à la relance d’un processus politique sous l’égide de l’ONU.

Un Conseil divisé face à des drames anciens et persistants

Cette journée a mis en lumière l’incapacité du Conseil à surmonter ses fractures internes, alors que la population de Gaza — composée en grande partie de réfugiés d’anciens villages palestiniens — subit de plein fouet le poids de décennies de conflit, d’exil forcé et de blocus.

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