L’ONU déclare la famine dans le vaste camp de réfugiés

Gaza : “un désastre fabriqué par l’homme”, selon l’ONU

23 août 2025, par Manuel Marchal

Le dernier rapport de l’IPC confirme la famine à Gaza : plus d’un demi-million de Palestiniens vivent dans des conditions « catastrophiques », et près d’un tiers de la population pourrait être frappé d’ici septembre. Ces habitants sont pour la plupart des réfugiés de 1948, privés de retour sur leurs terres occupées par des migrants, principalement occidentaux, fuyant des siècles de persécution en Europe qui ont créé un État juif en Palestine. L’usage délibéré de la faim contre des civils bombardés vaut à certains dirigeants israéliens d’être poursuivis pour crimes contre l’humanité. Le secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a réagi avec gravité aux résultats de la dernière analyse de l’IPC sur la situation alimentaire à Gaza. « Ce n’est pas un mystère : c’est un désastre fabriqué par l’homme, une condamnation morale — et un échec de l’humanité elle-même », a-t-il déclaré.

Selon l’IPC, la famine déjà confirmée dans le gouvernorat de Gaza devrait s’étendre dans les prochaines semaines à Deir Al-Balah et Khan Younis. Des centaines de milliers de civils connaissent déjà des journées entières sans nourriture, tandis que les décès liés à la faim et la malnutrition aiguë augmentent rapidement. Les agences onusiennes appellent de manière unanime à une aide humanitaire immédiate et massive.
Pour António Guterres, la responsabilité incombe clairement à Israël : « En tant que puissance occupante, Israël a des obligations incontestables au regard du droit international, notamment celle de garantir nourriture et soins médicaux à la population. »
Le chef de l’ONU a dénoncé le refus persistant d’assumer ces devoirs, rappelant que la famine n’est pas une question de rareté, mais le résultat du démantèlement volontaire des systèmes essentiels à la survie humaine. Et de conclure : « Plus d’excuses. Le temps d’agir, ce n’est pas demain, c’est maintenant. »

La famine, arme de guerre contre un peuple réfugié

Le dernier rapport de l’IPC confirme la famine à Gaza : plus d’un demi-million de Palestiniens vivent dans des conditions « catastrophiques », et près d’un tiers de la population pourrait être frappé d’ici septembre. Ces habitants sont pour la plupart des réfugiés de 1948, privés de retour sur leurs terres occupées par des migrants principalement occidentaux qui ont créé un État juif en Palestine. L’usage délibéré de la faim contre des civils bombardés vaut à certains dirigeants israéliens d’être poursuivis pour crimes contre l’humanité.
Le dernier rapport de l’IPC, publié le 15 août 2025, confirme l’inimaginable : la famine (Phase 5) sévit désormais à Gaza. Après vingt-deux mois de bombardements et de siège, plus d’un demi-million de personnes survivent dans des conditions dites « catastrophiques », c’est-à-dire marquées par la faim extrême, la destruction et la mort. Et l’horizon s’assombrit encore : d’ici fin septembre, cette famine devrait s’étendre à Deir al-Balah et Khan Younis, touchant près d’un tiers de la population de la bande.
Selon les projections, 641 000 Palestiniens seront alors confrontés à la faim absolue, tandis que 1,14 million d’autres connaîtront une insécurité alimentaire aiguë. Plus de 132 000 enfants de moins de cinq ans devraient souffrir de malnutrition d’ici juin 2026, dont 41 000 dans un état sévère, c’est-à-dire en danger de mort. À cela s’ajoutent 55 500 femmes enceintes ou allaitantes en besoin urgent de soins nutritionnels.

Des victimes d’une conséquence de plusieurs siècles de persécutions contre les juifs en Europe

Ce désastre humanitaire ne peut se comprendre qu’à l’aune de l’histoire : les habitants de Gaza sont majoritairement des réfugiés palestiniens. Ils ont fui leurs villes et villages en 1947-1948, au moment de la création d’un État juif en Palestine, pour échapper aux massacres perpétrés par des migrants fuyant plusieurs siècles de persécution en Europe. Le droit international reconnaît qu’ils ne devraient pas être déplacés vers l’Égypte ou la Jordanie, mais qu’ils doivent retrouver leurs terres d’origine, aujourd’hui administrées par cet État. Pourtant, depuis octobre 2023, ils subissent un blocus total et des bombardements incessants.
L’usage de la famine comme arme de guerre, combinée aux frappes sur les infrastructures civiles, est au cœur des accusations visant certains dirigeants israéliens.

Criminels impunis

Des enquêtes internationales pour crimes contre l’humanité sont en cours. Car priver délibérément une population assiégée de nourriture, d’eau et de soins n’est pas une « conséquence collatérale », mais une stratégie militaire visant à briser un peuple déjà déplacé et fragilisé.
Dans ce contexte, les appels des agences humanitaires à un accès libre et sûr des convois d’aide restent lettre morte. Les rares cargaisons autorisées sont dérisoires face à l’ampleur des besoins. Chaque jour qui passe emporte des vies évitables, chaque enfant affamé incarne l’échec de la communauté internationale à protéger un peuple réfugié, enfermé sur un territoire réduit en ruines.
L’histoire jugera sévèrement non seulement ceux qui imposent cette famine, mais aussi ceux qui, par leur silence ou leur inaction, la rendent possible.

M.M.

A la Une de l’actuImpasse du modèle

Signaler un contenu

Un message, un commentaire ?


Témoignages - 82e année


+ Lus