Le gouvernement des USA : un danger pour la paix dans le monde

Guerre pour le pétrole :L’armée américaine attaque le Venezuela et enlève son président

5 janvier, par Manuel Marchal

Le Venezuela et le monde dénoncent une agression militaire américaine visant des zones civiles et militaires, qualifiée de violation du droit international et destinée, selon Caracas, à imposer un changement de régime et à s’emparer de ses ressources. Le président américain Donald Trump a déclaré samedi que les États-Unis prendraient le contrôle des immenses réserves pétrolières du Venezuela. L’opération a conduit à la capture et à la déportation du président Nicolás Maduro vers les États-Unis. Cette action suscite une large condamnation internationale, notamment de la Chine, de la Russie, de l’Iran et de plusieurs pays européens, qui appellent au respect de la souveraineté et du droit international.

Le gouvernement vénézuélien affirme dans un communiqué avoir subi une agression militaire très grave de la part des États-Unis, ciblant des zones civiles et militaires à Caracas et dans plusieurs États du pays, qualifiée de violation flagrante de la Charte des Nations unies et de menace pour la paix régionale et internationale. Selon Caracas, cette attaque viserait à s’emparer des ressources stratégiques du Venezuela et à forcer un changement de régime par la force. Le texte invoque l’histoire des résistances anti-impérialistes et affirme la détermination du peuple et des forces armées à défendre la souveraineté nationale.

Le président américain Donald Trump a déclaré samedi que les États-Unis prendraient le contrôle des immenses réserves pétrolières du Venezuela et mobiliseraient de grandes entreprises américaines afin d’investir des milliards de dollars dans la remise en état d’une industrie pétrolière affaiblie par les sanctions américaines.

les plus importantes réserves de pétrole prouvées au monde

S’exprimant lors d’une conférence de presse à Mar-a-Lago, Donald Trump a affirmé que Washington assurerait temporairement la gestion du gouvernement vénézuélien. Il a précisé que les plus grandes compagnies pétrolières américaines seraient appelées à intervenir directement sur le terrain pour moderniser les infrastructures énergétiques du pays.

Le Venezuela détient les plus importantes réserves de pétrole prouvées au monde, estimées à environ 303 milliards de barils, soit près d’un cinquième des réserves mondiales, selon l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA). Ces ressources colossales constituent un enjeu stratégique majeur.

Ces déclarations interviennent dans un contexte géopolitique particulièrement tendu

Depuis l’arrivée d’Hugo Chávez au pouvoir à la fin des années 1990, les relations entre les États-Unis et le Venezuela se sont profondément tendues, sur fond d’opposition idéologique, de nationalisation des ressources énergétiques et de volonté affichée du Venezuela d’affirmer une politique étrangère souveraine, indépendante de l’influence américaine.

Projets de « changement de régime »

Au fil des années, cette confrontation s’est traduite par des sanctions économiques sévères imposées par les États-Unis, et des accusations récurrentes de tentatives de déstabilisation, de soutien à l’opposition interne ou de projets de « changement de régime ». Le gouvernement vénézuélien dénonce régulièrement ce qu’il considère comme une guerre multiforme — économique, politique, médiatique et, selon ses déclarations, militaire — visant à affaiblir l’État et à prendre le contrôle de ses vastes ressources pétrolières et minières.

Dans ce contexte de crise, les événements ont pris une tournure spectaculaire : samedi, l’armée américaine a bombardé le pays puis le président Nicolás Maduro et son épouse ont été capturés lors de l’opération militaire américaine, puis exfiltrés vers les États-Unis, où Maduro est désormais incarcéré à New York.

Acte d’agression impérialiste

Le gouvernement vénézuélien et ses représentants dénoncent l’opération comme un enlèvement illégal, une violation flagrante de la souveraineté nationale et un acte d’agression impérialiste, appelant à la libération immédiate de Maduro et de sa femme et tenant les États-Unis responsables de leur sécurité.
Sur le plan institutionnel, face à l’absence forcée de Maduro, la vice-présidente Delcy Rodríguez a été désignée président par intérim par la Cour suprême vénézuélienne afin d’assurer une continuité de l’État.
Cette opération a déclenché une vague de réactions mondiales contrastées mais marquées par une forte condamnation de l’attaque américaine :
La Chine a exprimé sa « profonde consternation » et condamné fermement l’usage de la force des États-Unis contre un État souverain, estimant que cela viole gravement le droit international et menace la paix en Amérique latine et dans les Caraïbes, appelant Washington à respecter la Charte de l’ONU et à libérer Maduro et son épouse.
La Russie a dénoncé l’opération comme un acte d’« agression armée » contre le Venezuela et a exigé que les États-Unis reconsidèrent leur position et libèrent le président légitimement élu, tout en soulignant que toute solution devait passer par le dialogue et non la force.
L’Iran a également condamné l’attaque militaire américaine comme une violation flagrante de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Venezuela, appelant le Conseil de sécurité de l’ONU à agir contre ce qu’il a qualifié d’agression illégale.
Au sein de l’Union européenne, plusieurs gouvernements ont réagi avec critique et prudence. La France a estimé que l’opération viole le principe de non-recours à la force qui sous-tend le droit international, tout en réaffirmant que toute solution durable doit être politique et non imposée de l’extérieur.

Solidarités avec le Venezuela

L’Allemagne a appelé à une résolution politique de la crise en soulignant l’importance du respect du droit international.
D’autres pays européens, comme l’Espagne, ont appelé à la désescalade et au respect des principes de la Charte des Nations unies.

Ces réactions s’ajoutent à celles d’autres pays latino-américains et africains, certains condamnant également l’opération comme une atteinte à la souveraineté nationale, tandis que d’autres appellent à la retenue et à la recherche de solutions pacifiques.
Ainsi, le message vénézuélien dénonçant une agression impérialiste est largement repris et renforcé par plusieurs capitales influentes.

M.M.

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