Ossétie du sud

Guerre Russie - Georgie

11 août 2008

A l’heure où nous mettons sous presse, la guerre en Georgie fait rage. Le conflit entre la Géorgie et la Russie autour de l’Ossétie du sud représente une ’escalade’ de violence ’aux portes de l’Europe’ qui ’ne rappelle que trop’ celle qui a ravagé les Balkans, a affirmé dimanche le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner dans un entretien, trois jours avant la réunion des chefs de la diplomatie de l’UE mercredi à Bruxelles.

« Nous sommes confrontés à une escalade de la violence » qui est « inacceptable aux portes de l’Europe » et qui « ne rappelle que trop d’autres conflits récents ayant déchiré notre continent notamment dans les Balkans », déclare dans cet entretien au Parisien M. Kouchner, qui devait partir dimanche soir pour une mission de médiation en Géorgie et en Russie.

La France, qui exerce la présidence de l’Union européenne, entend présenter un plan de crise en trois points incluant le respect de l’intégrité territoriale de la Géorgie, une cessation immédiate des hostilités, et le rétablissement de la situation qui prévalait antérieurement sur le terrain.

« Si l’un des protagonistes, ce qui semble être le cas, s’engage à cesser le feu, il faut que l’autre en fasse de même », poursuit M. Kouchner, mettant la balle dans le camp de la Russie alors que la Géorgie a annoncé en signe de « bonne volonté » le retrait quasi-total de ses forces de sa province séparatiste.

L’UE a lancé samedi soir une mise en garde à la Russie, la prévenant qu’une poursuite de ses opérations militaires sur le territoire géorgien "affecterait" leur relation tout juste sortie du dégel.

« La raison de cette escalade est l’incapacité des parties à se mettre d’accord pour sortir de ce qu’on a appelé un conflit gelé autour du statut de l’Ossétie du sud », mais par ailleurs « le caractère stratégique de cette région n’a échappé à personne », souligne le chef de la diplomatie française.

« La Russie éprouve sans doute une situation d’isolement, voire d’encerclement compte tenu de la transformation de son environnement proche », dit encore M. Kouchner, dans une allusion à l’orientation pro-occidentale prise par la Géorgie et l’Ukraine, deux ex-républiques soviétiques qui aspirent à intégrer l’UE et l’Otan comme l’ont fait les trois Etats baltes.

La Géorgie est traversée par l’oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan construit par les Occidentaux pour acheminer vers l’Europe les hydrocarbures de la Caspienne en échappant au contrôle de la Russie. Et, les Etats-Unis sont particulièrement implantés en Géorgie, où ils ont pris en charge la formation et l’équipement de l’armée.


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Messages

  • La seule chose qu’on ne dit pas ni en Europe ni aux USA est que les georgiens n’arretent pas de tirer malgré leur declarations de cesser-le-feu. Le pire c’est qu’ils tirent dans les aides humanitaires et dans les refugiés.


Témoignages - 82e année


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